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Santé

Meuse : un centre de santé salarié prévu à Gondrecourt en 2027

Le Département de la Meuse s’appuie sur le GIP Santé Grand Est (GIP SAGE) pour améliorer l’accès aux soins. Un premier centre salarié est prévu à Gondrecourt-le-Château en 2027, tandis que le projet Meuse Territoire Santé est à l’étude.

© Département de la Meuse. La Meuse prépare de nouveaux centres de santé salariés.

© Département de la Meuse. La Meuse prépare de nouveaux centres de santé salariés.

Lancé lors de son assemblée générale constitutive, le 7 octobre à Metz, le GIP SAGE doit permettre de recruter directement des médecins généralistes, des infirmiers et des personnels de coordination. La structure prendra également en charge les moyens matériels, administratifs et organisationnels nécessaires à leur activité. À Gondrecourt-le-Château, ce dispositif doit apporter une réponse à une maison de santé actuellement dépourvue de médecins. Le projet sera développé avec la communauté de communes des Portes de Meuse, membre du groupement. Il fait partie des trois premiers centres dont l’ouverture est prévue en 2027 dans le Grand Est. Pour les territoires concernés, le modèle salarié vise à faciliter l’installation de professionnels qui souhaitent se consacrer aux soins sans assumer la gestion administrative d’un cabinet. Le Département entend parallèlement maintenir son soutien aux médecins libéraux et aux maisons de santé pluriprofessionnelles, afin de préserver une offre de soins adaptée aux besoins de chaque bassin de vie.

En Meuse, le Département souhaite aller plus loin avec le projet Meuse Territoire Santé. Celui-ci pourrait faciliter l’accès aux spécialistes pour les maisons de santé volontaires, en s’appuyant sur des relais de proximité et des partenariats dont les modalités restent à étudier. L’enjeu est de mieux répartir l’offre de soins, tout en coordonnant les moyens publics et les différentes formes d’exercice médical.

Déserts médicaux : des solutions pour les territoires

À l’échelle nationale, les difficultés de recrutement médical conduisent les collectivités à diversifier les modes d’organisation des soins. Le salariat constitue une option pour attirer des praticiens dans les secteurs où l’exercice libéral ne suffit plus à répondre aux besoins. Ces structures nécessitent toutefois des moyens durables pour rémunérer les professionnels, assurer leur coordination et financer leur fonctionnement. Leur efficacité dépendra notamment de leur capacité à recruter des médecins et à garantir une présence médicale régulière.