Dossier

Moyen-Orient : Roland Lescure évoque un nouveau choc pétrolier

La guerre au Moyen-Orient provoque un nouveau choc pétrolier qui risque de peser sur la croissance économique de la France, a affirmé Roland Lescure, mardi à l'Assemblée nationale.

Le ministre de l'Economie et des Finances Roland Lescure à l'Assemblée nationale, le 13 janvier 2026. © Anne-Christine POUJOULAT

Le ministre de l'Economie et des Finances Roland Lescure à l'Assemblée nationale, le 13 janvier 2026. © Anne-Christine POUJOULAT

La guerre au Moyen-Orient provoque "un nouveau choc pétrolier" qui risque de peser sur la croissance économique de la France, a affirmé le ministre français de l'Economie Roland Lescure, mardi à l'Assemblée nationale. "L'hypothèse d'une crise passagère, dont les conséquences économiques s'effaceraient avec la fin des bombardements, n'est malheureusement désormais plus d'actualité", a-t-il dit, devant la commission des Finances de l'Assemblée. "Avec la crise, ce sont 15 à 20% du pétrole, 20% du gaz naturel liquéfié, au niveau mondial, qui n'arrivent plus sur les marchés", a précisé le ministre. "Cette situation constitue un nouveau choc pétrolier. Et si ce choc énergétique persiste au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser plus largement à l'économie, et être au fond d'une nature plus systémique", a estimé M. Lescure.

Prévisions de croissance à la baisse

Il a cité les prévisions de l'Insee, selon lesquelles la croissance économique de la France devrait ralentir cette année, à 0,2% au premier trimestre comme au deuxième. Mardi soir sur France Inter, le ministre a toutefois fait valoir qu'on "n'est pas dans les années 1970" et qu'en France on est "moins exposés et mieux préparés que d'autres pays", notamment parce que l'électricité française est nucléaire et pas gazière, contrairement à l'Allemagne ou à l'Italie.  

Interrogé sur la colère suscitée par la hausse des prix des carburants et le refus du gouvernement de baisser les taxes associées, M. Lescure a assuré que l'Etat n'allait pas "s'enrichir". Concernant les carburants, "globalement les marges des distributeurs n'ont pas augmenté", a-t-il noté, en annonçant que plus de 1 000 contrôles avaient été effectués dans les stations-service. 

Lire aussi : L'économie française percutée par la guerre au Moyen-Orient, selon l'Insee