À Nancy, le maire Mathieu Klein appelle l'opposition de retirer son recours juridique contre la vente de l'ancienne école des Beaux-Arts. Ce litige sur le prix de cession (1,85 M€) paralyse un projet d'hôtel de luxe à 25 millions d'euros porté par Linkcity et Pingat, bloquant la requalification de ce site historique à l'abandon depuis 2021.
Un investissement privé de 25 M€ suspendu par un différend foncier
Le groupement d'investisseurs Linkcity et Pingat Property & Hospitality, associé à l'architecte Anne Demians, s'est engagé à transformer ce bâtiment emblématique tout en préservant l'intégrité patrimoniale de l'immeuble et de son jardin. La municipalité défend un prix de vente validé par les services de l'État, justifié par l'ampleur des travaux de rénovation requis. Selon l'exécutif local, les arguments des requérants ne reposent plus sur aucun fondement économique objectif.
Cent emplois et des commandes de chantiers directement menacés
Ce blocage politique, qui dure depuis un an, crée une insécurité financière majeure pour les porteurs de projet qui exigent une visibilité contractuelle.
«Le recours contre ce projet n’a donc plus aucune raison objective d’être maintenu. Il est bloquant pour les investisseurs, qui ne sauraient prendre un tel risque financier et ont besoin de visibilité pour permettre de débuter enfin ce projet, qui a déjà pris un an de retard. Maintenir cette obstruction politicienne, c’est bloquer un investissement privé sur le territoire de près de 25 millions d’euros, et avec lui des commandes pour nos entreprises, et la création d’une centaine d’emplois», conclut Mathieu Klein, le maire de Nancy.