C'est l'un des musées les plus emblématiques du Grand Est qui a été frappé. Dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 juillet, le musée Lalique de Wingen-sur-Moder, à quelques dizaines de kilomètres de la Moselle, a été la cible d'un cambriolage spectaculaire.
Selon les premiers éléments de l'enquête, plusieurs individus cagoulés se sont introduits par effraction dans les espaces d'exposition avant de s'emparer d'une vingtaine de bijoux. Le préjudice, encore en cours d'évaluation, pourrait atteindre «près de quatre millions d'euros», précise une source proche de l’enquête à l’AFP.
Ouvert en 2011 sur le site historique de l'ancienne verrerie du Hochberg, le musée retrace l'œuvre de René Lalique et de ses successeurs. Il conserve plus de 650 de ses créations, des bijoux Art nouveau aux pièces de cristal qui ont fait la renommée internationale de la maison. À la suite du cambriolage, l'établissement a annoncé sa fermeture jusqu'à nouvel ordre afin de permettre l’enquête et «une réouverture sereine et en toute sécurité».
Un patrimoine régional durement touché
L'émotion est vive dans la région. Dans un communiqué, le président de la Région Grand Est, Franck Leroy, a dénoncé «une atteinte inacceptable à notre patrimoine», estimant qu'«au-delà des œuvres dérobées, c'est un lieu emblématique de notre histoire, de notre savoir-faire et de notre culture qui a été frappé».
Il a également adressé son soutien aux équipes du musée, à sa direction et aux élus du territoire, tout en saluant «la mobilisation des forces de l'ordre». Le président de la Région a enfin assuré que la collectivité «restera pleinement aux côtés du musée Lalique» afin de protéger et transmettre «ce patrimoine exceptionnel, qui contribue au rayonnement de notre territoire et de la France».