NaTran, gestionnaire du réseau de transport de gaz (anciennement GRTgaz), a présenté le 7 avril son bilan annuel en Normandie. La région compte désormais 70 unités de méthanisation en service, pour une capacité de production de 1,4 TWh, en hausse de 16% sur un an. Ce volume correspond à la consommation d’environ 362 830 logements.
181 projets supplémentaires sont en développement, soit une progression de plus de 33% par rapport à 2024. Pour soutenir cette dynamique, NaTran poursuit le déploiement de ses infrastructures de rebours, qui permettent d’acheminer le biométhane vers le réseau de transport. Six installations supplémentaires entreront en service en 2026, portant à 21 le nombre total de sites prévus à terme, pour un investissement global de près de 60 millions d’euros.
Un transport de CO2 pour décarboner l’industrie
Autre chantier stratégique : le transport de dioxyde de carbone. Dans le cadre de la stratégie nationale de captage, utilisation et stockage du carbone, NaTran étudie la création d’un réseau interrégional de 1 000 kilomètres reliant la Normandie à trois autres régions. À terme, cette infrastructure pourrait transporter jusqu’à 10 millions de tonnes de CO2 par an.
La consommation de gaz en Normandie s’établit à 35,72 TWh en 2025, en baisse de 5,9%. Le recul est plus marqué dans l’industrie (-7,6%), affectée par plusieurs arrêts techniques, tandis que les usages résidentiels et tertiaires diminuent de 2,9%.
L’entreprise a entamé sa mue en 2025 à travers son changement de nom et son projet d’entreprise NaTran2030. «L'entreprise vise plus de 50% de ses investissements annuels à la transition énergétique d’ici à 2030. En 2025, ce sont déjà 20 millions d’euros qui ont été investis en Normandie, dont près de 40% exclusivement dédiés à l'adaptation du réseau pour les gaz de demain», assure NaTran.