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Dijon : Orvitis dévoile un plan d’investissement de 330 millions d’euros

Les vœux du bailleur social Orvitis ont été l’occasion d’annoncer un programme d’investissements de 330 millions d’euros sur dix ans. Déployée jusqu’en 2034, cette enveloppe sera consacrée à la rénovation du parc existant et à la construction de nouveaux logements.

Christophe Bérion (à gauche), directeur général d’Orvitis, et François-Xavier Dugour, président, ont profité des vœux pour annoncer une enveloppe d’investissement de 330 millions d’euros d’ici 2034. © Aletheia Press / N.Hubert
Christophe Bérion (à gauche), directeur général d’Orvitis, et François-Xavier Dugour, président, ont profité des vœux pour annoncer une enveloppe d’investissement de 330 millions d’euros d’ici 2034. © Aletheia Press / N.Hubert

«Nous travaillons au service des Côte-d’Oriens, de la ville et de la campagne, pour offrir le maximum de solutions d’habitat», a rappelé François-Xavier Dugourd, président d’Orvitis, en ouverture de la cérémonie de vœux. Pour illustrer concrètement cet engagement, le bailleur social a mis en avant son parc de 13 500 logements répartis dans 130 communes de Côte-d’Or.

«Nous hébergeons près de 30 000 personnes», a complété Christophe Bérion, directeur général d’Orvitis. Dans cette dynamique, l’établissement public local a annoncé un programme d’investissement de 330 millions d’euros d’ici à 2034, structuré autour de quatre axes : la construction de logements neufs, la rénovation et l’amélioration du patrimoine existant, la décarbonation, ainsi que l’accessibilité et l’inclusion.

Orvitis veut en finir avec les passoires thermiques

«Nous priorisons la rénovation de l’existant», ont insisté les deux responsables d’Orvitis. Le bailleur social s’est ainsi fixé pour objectif d’éradiquer les passoires thermiques d’ici 2030, en faisant disparaître les logements classés E, F et G. «Il reste environ 1 000 logements concernés, soit 200 par an à rénover».

En parallèle, Orvitis entend accélérer la décarbonation de son parc afin de réduire de 27% ses émissions de CO₂ d’ici 2034. Cette stratégie prévoit notamment la suppression des chaudières au fioul d’ici fin 2026, au profit des réseaux de chaleur urbains, ainsi que la création de cinq chaufferies bois.

Autre priorité affichée : renforcer l’accessibilité des logements. Si 25 % du parc est déjà adapté, l’objectif est d’atteindre 60 % de logements accessibles à l’horizon 2034.

Des investissements qui profitent à l’économie locale

«Grâce à une situation financière saine, nous pouvons continuer à investir». En 2026, le bailleur social prévoit ainsi d’engager 40 millions d’euros dans des opérations de rénovation et de construction. «Nous prévoyons de construire 1 200 logements neufs, du petit collectif et du pavillon, malgré le désengagement fort de l’État», a précisé François-Xavier Dugourd.

Au-delà du logement, Orvitis poursuit son action en faveur de l’aménagement du territoire, avec la réalisation d’un nouvel équipement par an jusqu’en 2034. Le bailleur social compte déjà une quinzaine de gendarmeries, dont celle de Nuits-Saint-Georges inaugurée en mai 2025 ou encore celle de Meursault, dont la première pierre a été posée en novembre dernier. Orvitis travaille également avec l’école de gendarmerie afin de loger les élèves, les nouveaux gendarmes et leurs familles.

«Nous avons également 25 résidences seniors de la marque Sérénitis, qui abritent 450 personnes âgées, mais aussi des EHPAD, comme celui de Selongey». Enfin, Orvitis souligne que 78 % des entreprises mobilisées sur ses chantiers sont implantées en Côte-d’Or ou en région, contribuant ainsi à la dynamique économique locale.

Pour Aletheia Press, Nadège Hubert