En bref

Permis de louer : le Nord parmi les départements les plus concernés

Le dispositif de permis de louer, instauré par la loi ALUR en 2014 pour lutter contre l’habitat indigne, se déploie rapidement dans le Nord, reflétant un renforcement de la régulation locative dans des territoires déjà fragilisés.

Photo d'illustration © DR

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Dix ans après son lancement, le permis de louer concerne désormais plus de 726 communes en France, avec une hausse de 25 % en trois ans. Dans le Nord, comme dans d’autres départements, le dispositif vise à améliorer la qualité du parc locatif et à protéger les locataires, dans un marché où l’offre privée recule et où la demande reste soutenue.

Des effets contrastés selon les territoires

L’étude de Maslow.immo souligne que le permis de louer s’implante majoritairement dans des marchés intermédiaires ou détendus, souvent composés d’un parc ancien. Si l’objectif de qualité est atteint, chaque nouvelle contrainte réglementaire peut ralentir l’investissement privé, déjà affecté par la baisse des ventes et la contraction de l’offre locative. À l’approche des élections municipales, la régulation locale du logement s’impose comme un enjeu politique central.

« Le permis de louer illustre une réalité plus large : l’investissement locatif devient de plus en plus territorialisé. Dans un marché déjà fragilisé par la baisse de l’offre et le recul des ventes aux investisseurs, chaque contrainte supplémentaire doit être analysée finement. La performance d’un projet dépend autant du dynamisme du marché que de la lisibilité du cadre réglementaire local », analyse Pierre-Emmanuel Jus, Directeur Délégué de Maslow.immo.