En bref

Rencontres du Houblon 2026 : une filière en bonne voie dans les Hauts-de-France

La deuxième édition des rencontres du Houblon s’est tenue à Lille les 3 et 4 février. Ces réunions permettent de mettre en avant la filière houblonnière des Hauts-de-France, première région brassicole et deuxième région productrice de houblon derrière l’Alsace, après plusieurs années difficiles pour les professionnels du secteur.  

Bernard Ingwiller, président de l’Interproduction Interhoublon, Marie-Sophie Lesne, vice-présidente de la région en charge de l’agriculture et  Pierre Marchica, directeur général de la Brasserie 3 Monts et président des Brasseurs Hauts-de-France.

Bernard Ingwiller, président de l’Interproduction Interhoublon, Marie-Sophie Lesne, vice-présidente de la région en charge de l’agriculture et Pierre Marchica, directeur général de la Brasserie 3 Monts et président des Brasseurs Hauts-de-France.

La région Hauts-de-France s’y connaît en bière, et donc en houblon. Ce n’est pas pour rien qu’elle est la première région brassicole de France et la deuxième région productrice de houblon derrière l’Alsace. Que la deuxième édition des Rencontres du houblon se déroule à Lille n’est pas une surprise, car elle permet de mettre en lumière la filière, qui compte «58 hectares et 11 planteurs, et représente 10 000 emplois, lorsque l’on ajoute le tourisme brassicole, qui connaît une forte hausse», explique Marie-Sophie Lesne, vice-présidente de la région en charge de l’agriculture, de l’agroalimentaire, de l’enseignement agricole, et de la pêche.          

Peu d’hectares, mais beaucoup d’objectifs

Très présente en Hainaut et en Flandres, la production de houblon reste complexe à gérer, avec un investissement financier important, ainsi qu’un grand nombre d’heures de travail par hectare. «Environ 200 heures par hectare», assure Pierre Marchica, directeur général de la Brasserie 3 Monts et président des Brasseurs Hauts-de-France. Malgré la complexité du travail, le nombre d’hectares est en hausse dans la région depuis 2010 environ, après plusieurs années compliquées où le nombre d’hectares baissait drastiquement.

Mais Bernard Ingwiller, président de l’Interproduction Interhoublon ne souhaite pas que les Hauts-de-France poursuivent cette augmentation d’hectares : «Il faut consolider ce chiffre, mais il faut éviter un trop gros développement. En effet, ce serait dangereux pour l’économie du secteur en cas de surproduction». Néanmoins, cela ne doit pas empêcher la région de rester «un territoire d’exploration et d’innovation», selon les mots du président. La production biologique en fait partie, mais ne concerne pas encore la moitié des professionnels régionaux. Ce marché existe et est «une fierté», selon les mots de Pierre Marchica, «mais n’est pas l’alpha et l’oméga» du houblon actuellement. La hausse de la consommation bio sur ce sujet n’est pas constante et le marché reste restreint.