Qui succédera à Clarissa Barthoulot, Éléonore Malvaux et Erwan Grebert, vainqueurs de l'édition 2025, et remportera le titre de Meilleur jeune boucher 2026 ? Organisé par l'Interprofession Élevage et Viande, en collaboration avec l'École nationale supérieure des métiers de la viande, le concours des Jeunes bouchers se déroule actuellement, depuis le 22 jusqu'au 26 février, sur le stand Interbev, l'association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes, à l'occasion du 62e Salon international de l'agriculture.
Organisé pour la première fois sur quatre jours, il réunit cette année 16 apprentis des régions françaises, plus motivés que jamais pour se démarquer face à un jury de professionnels exigeants. Chaque journée de compétition est rythmée par trois épreuves éliminatoires, consacrées à la préparation d’un morceau de viande, issu de différentes espèces (agneau, veau et bœuf). De la découpe à la présentation finale en passant par le désossage, le parage et le ficelage, il s’agit de faire preuve de minutie et de précision pour se démarquer.
Patrimoine culturel immatériel national
Ce mercredi 25 février, hall 1 – allée E – stand 52, place aujourd'hui aux candidats des Hauts-de-France, avec Timothée Raux et Louis Quedeville, deux apprentis bouchers du CMA Formation d'Amiens. La première épreuve se déroule de 11h à 11h45, avec la préparation d’une épaule d’agneau, suivie de la deuxième épreuve, de 13h15 à 14h, pour la préparation d’un rôti de veau, puis la troisième épreuve, de 15h30 à 16h15, avec la préparation d’une côte de bœuf.
«Le concours des Jeunes bouchers illustre parfaitement ce qui fait la force de notre métier : la transmission d'un savoir-faire d'excellence et l'engagement d'une nouvelle génération talentueuse et passionnée», souligne Jean-François Guihard, le président d'Interbev. Pour les visiteurs du Salon, ce temps fort constitue une occasion privilégiée de découvrir les coulisses du métier de boucher et d’assister en direct à une démonstration de la découpe bouchère à la française, récemment inscrite sur la prestigieuse liste du patrimoine culturel immatériel national.
«Gestes précis et méticuleux, respect du produit, valorisation intégrale de la carcasse : la découpe fait la singularité et la renommée de la boucherie française». Le président d'Interbev ajoute : «Ce rendez-vous est aussi un véritable moment de partage avec le public, qui vient toujours nombreux encourager ces jeunes qui porteront demain les valeurs et l'exigence de notre profession».