En bref

Saône-et-Loire : l'agriculture confrontée au défi du renouvellement

La Saône-et-Loire enregistre la plus forte baisse du nombre d'agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté entre 2019 et 2026. Le vieillissement des exploitants et un renouvellement insuffisant fragilisent particulièrement l'élevage bovin, pilier de l'économie agricole locale.

© DR.

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Selon une étude portée par l'Agreste, la Saône-et-Loire fait face à une baisse marquée de ses effectifs agricoles. Entre 2019 et 2026, le département a perdu 9,2% de ses agriculteurs, un recul supérieur à la moyenne nationale. Seuls six départs sur dix sont aujourd'hui compensés par de nouvelles installations, illustrant les difficultés de renouvellement des générations. Cette situation contraste avec certains territoires voisins, comme le Jura et le Doubs, où une population agricole plus jeune limite le recul des effectifs. Le phénomène touche particulièrement les éleveurs de bovins viande. En cinq ans, leur nombre a fortement diminué, faute d'attractivité du métier. Dans plusieurs secteurs, notamment le bassin charolais et le Morvan, de nombreux départs restent sans successeur. Certaines exploitations abandonnent également l'élevage pour se concentrer sur les grandes cultures.

Des filières plus résilientes

Malgré ce contexte, certaines productions affichent une meilleure dynamique. Les activités de maraîchage, de floriculture ou encore les élevages ovins et caprins enregistrent davantage d'installations que de départs, même si elles restent limitées en volume. Les exploitations diversifiées, associant cultures et élevage, résistent également mieux avec un taux de renouvellement plus élevé. En viticulture, la situation demeure contrastée. Si les vignobles les plus réputés continuent d'attirer de nouveaux exploitants, le sud de la Saône-et-Loire connaît un renouvellement plus faible, avec seulement un départ sur deux remplacé. L'enjeu reste majeur pour ce département, dont l'agriculture représente près d'un quart de la production agricole régionale, génère plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires hors subventions et fait vivre environ 11.000 personnes.