Portrait

Seculib lance son application de mise en relation version sécurité

La start-up grand-nancéienne Seculib vient de lancer, début septembre, son application de mise en relation entre particuliers ou entreprises à la recherche d’interventions ponctuelles en matière de sécurité et professionnels du secteur. 


Elle se veut une passerelle entre ceux que l’on appelle les «autosurveilleurs», des particuliers ou des entreprises propriétaires de systèmes d’alarme et de vidéosurveillance mais n’ayant pas délégué la gestion de leurs alertes à un centre de télésurveillance à la recherche de prestations de sécurité ponctuelles, et les professionnels de la sécurité.

C’est précisément le terrain de chasse de la jeune start-up Seculib. Son application éponyme a été lancée au début du mois de septembre dans ses locaux du site Saint-Jacques à Maxéville, devant un parterre de représentants de l’écosystème entrepreneurial. 

«Notre objectif est de faciliter l’accès à des prestations ponctuelles de sécurité, en permettant aux particuliers comme aux professionnels de solliciter, depuis notre application, l’intervention d’une entreprise de sécurité disponible dans leur secteur», explique Benjamin Brabant, l’un des quatre cofondateurs de la start-up avec Éric et Luc Allard et Pascale Larcher. 

De l’intervention de sécurité à la demande, quand le besoin se fait réellement ressentir. L’application fonctionne comme une marketplace BtoC. Pas d’abonnement, seule la prestation de sécurité commandée est facturée. 

Elle répond aux besoins de ces «autosurveilleurs», qui choisissent de s’équiper eux-mêmes en caméras, alarmes ou objets connectés, et de gérer en autonomie la surveillance de leurs biens, sans être reliés à un service de télésurveillance. 

«Beaucoup de personnes souhaitent maîtriser leur sécurité et ne pas forcément être dépendantes d’un centre de surveillance», constate Éric Allard, le CEO de la société. 

Avec l’application Seculib, ils gardent ainsi la maîtrise de leur dispositif de sécurité, de son coût mais également de leurs données, tout en pouvant faire appel à un professionnel lorsqu’une situation nécessite une intervention sur place.

Pour les pros, c’est un canal supplémentaire de visibilité

Levée de doute après une alerte, ronde de sécurité, gardiennage, sécurisation ponctuelle d’un site ou d’une manifestation, «certains besoins de sécurité nécessitent une intervention humaine sans pour autant justifier la souscription à un service permanent. C’est à ce type de situation que nous entendons apporter une réponse simple et rapide». 

Deux ans de Recherche et Développement ont été nécessaires pour aboutir à cette solution.

Optimisation des équipes 

«Tout a débuté lorsqu’au sein de ma société Intoo (une entreprise de services du numérique : NDLR), nous avons développé une application sur le suivi des prises de postes pour le compte de la société Pégase Sécurité. C’est là que nous avons pris conscience qu’il y avait quelque chose à réaliser pour mettre en relation ceux qui recherchent des actions ponctuelles de sécurité et les professionnels de l’intervention en quête d’optimisation de leurs équipes», explique Éric Allard. 

Pégase Sécurité est devenu le premier partenaire de la jeune start-up et son expertise métier a permis d’enrichir l’offre et le développement de l’application. 

«En fait, notre ambition est double : permettre à chacun d’accéder simplement à un professionnel de la sécurité lorsqu’un besoin se présente, mais aussi contribuer à mieux valoriser le travail des entreprises et des agents de sécurité privée», continue le CEO de Seculib. 

La plateforme entend apporter aux professionnels du secteur un canal de visibilité et de mise en relation supplémentaire, sans abonnement, ni engagement. 

«Ce secteur fait face aujourd’hui à un paradoxe : les besoins de sécurité augmentent alors même que les professionnels subissent une pression économique constante sur leurs prestations. Nous demeurons convaincus que la technologie peut contribuer à rapprocher la demande de l’offre disponible, en valorisant l’intervention humaine. Derrière chaque mission, il y a des compétences, des responsabilités et un métier qui doivent être reconnus à leur juste valeur». 

Un discours qui devrait faire mouche à l’occasion du Salon Expoprotection à Paris début novembre. Côté zone de chalandise, la start-up se focalise aujourd’hui sur trois secteurs principaux : la Lorraine, le bassin lillois et la région parisienne. 

«Pour couvrir l’ensemble de l’Hexagone, nous souhaitons à terme avoir un réseau de 200 à 250 partenaires», confie Benjamin Brabant. Le maillage territorial ne fait que commencer…



Au Salon Expoprotection de Paris

Déployé en Lorraine, dans le bassin lillois et en région parisienne, Seculib entend couvrir à terme l’ensemble du territoire hexagonal. «Pour y parvenir, il nous faudrait au moins 200 partenaires pour afficher un maillage territorial optimal», assure Benjamin Brabant, cofondateur. Histoire de faire connaître son application, la start-up participe au Salon Expoprotection, la Mecque de la sécurité, à Paris le 3 novembre.