En 2026, ce sont désormais 21 sites répartis sur l’ensemble du territoire qui bénéficieront de ces aménagements paysagers favorables à la biodiversité. Une démarche qui conjugue attractivité territoriale, gestion durable des espaces publics et optimisation des coûts d’entretien.
Cette année marque également une évolution symbolique du projet avec l’extension du dispositif le long du fleuve Somme. Giratoires, dépendances de carrefours, terre-pleins centraux, aires de repos et abords routiers se transforment progressivement en véritables îlots écologiques. Au total, plus de 13 000 m² du domaine public départemental seront fleuris en 2026.
Portée en partenariat avec la Fédération départementale des chasseurs de la Somme, l’opération repose sur l’utilisation de semences issues de variétés locales, (trèfles, bleuets, cosmos, coquelicots) adaptées aux conditions climatiques et aux écosystèmes du territoire. Cette coopération illustre une volonté commune de concilier préservation de l’environnement et valorisation du patrimoine naturel local.
Entretien et réduction des coûts
Pour le Département, l’enjeu dépasse largement le simple embellissement paysager. Ils permettent également de faire évoluer les pratiques d’entretien des espaces publics dans une logique plus durable. «Grâce au travail en partenariat avec la Fédération des chasseurs, qui fournit les semences locales, et à l’engagement des agents du Département, ces aménagements contribuent à accueillir une flore variée et des pollinisateurs essentiels à l’équilibre des écosystèmes. Ils permettent aussi de réduire l’entretien mécanique dans une logique de gestion durable et de sensibiliser les usagers à la biodiversité», a souligné la présidente du Département, Christelle Hiver, lors d’une rencontre organisée sur l’aire de covoiturage d’Albert.
Sur le plan économique, cette nouvelle stratégie d’aménagement présente plusieurs avantages. La diminution des interventions mécaniques de tonte et de fauchage permet à terme de réduire les coûts d’entretien, la consommation de carburant et l’usure du matériel. Le Département engage ainsi une gestion différenciée de ses espaces verts, déjà adoptée par de nombreuses collectivités françaises dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques et d’adaptation au changement climatique. Lors de cette rencontre, les agents départementaux ont d’ailleurs présenté les nouvelles méthodes de fauchage mises en place sur le réseau routier. Désormais, seule une bande de sécurité est systématiquement entretenue, tandis que certaines zones sont volontairement laissées en végétation afin de préserver les habitats naturels.
La préservation des équilibres écologiques
«La coupe de juillet devient facultative selon les conditions climatiques», a précisé Anthony Brood, directeur des routes et des mobilités. Cette adaptation des pratiques permet de limiter l’impact sur la faune, de favoriser la régénération naturelle des espèces végétales et de mieux préserver les sols durant les périodes de sécheresse. Le président de la Fédération départementale des chasseurs de la Somme, Yves Butel, a salué cette coopération avec la collectivité. «Nous sommes très fiers d’accompagner le Département dans cette action. À travers ce type d’initiative, comme l’opération Somme Propre, nous participons à la préservation des équilibres écologiques et au développement durable du territoire».
Au-delà de l’enjeu environnemental, le Département entend également renforcer l’image d’un territoire engagé dans la transition écologique et l’amélioration du cadre de vie. Ces aménagements paysagers constituent aussi un levier d’attractivité pour les habitants, les touristes et les entreprises.