Dossier

Sotteville-lès-Rouen : une voie «chocs» pour réduire les perturbations ferroviaires

La Région Normandie et la SNCF ont mis en service une nouvelle voie de maintenance à Sotteville-lès-Rouen pour réduire l'immobilisation des trains à la suite d'incidents.

La Région Normandie et la SNCF ont présenté, début juin, la nouvelle voie « disponibilisante », aussi appelée voie « chocs », du site de maintenance ferroviaire de Sotteville-lès-Rouen.

«Plus de 200 heurts d'animaux ont été recensés en 2023, avec une projection dépassant 400 en 2026», c'est le bilan fait par la SNCF et la Région. Des incidents qui se multiplient, tout comme ceux liés aux aléas climatiques. Cette voie « chocs » doit ainsi permettre «d'isoler et de traiter rapidement les rames immobilisées sans saturer l'atelier principal de maintenance, réduisant ainsi les temps d'indisponibilité du matériel roulant et les perturbations pour les voyageur », expliquent les deux partenaires.

Mise en service en janvier 2026, cette infrastructure, « inédite en Normandie », est donc dédiée à la prise en charge de ces rames endommagées.

10,3 millions d'euros d'investissement

Cette nouvelle voie représente un investissement de 10,3 millions d'euros, financé intégralement par la Région Normandie. Selon les deux parties prenantes, « son absence aurait généré des surcoûts d'exploitation estimés entre 4,2 et 6 millions d'euros sur la durée de la convention d'exploitation des lignes normandes ».

Au-delà de l'objectif de performance, la voie « chocs » permet également d'améliorer les conditions de travail des agents grâce à un espace ouvert, lumineux et naturellement ventilé. « L'infrastructure a été conçue avec des matériaux durables, comme du béton bas carbone et des éclairages LED, ainsi qu'avec des solutions écologiques telles qu'une noue infiltrante pour la gestion des eaux pluviales », précise la collectivité.

Les parties prenantes du projet mettent en avant « une performance industrielle et humaine remarquable », avec un chantier réalisé en moins d'un an et livré 18 mois avant l'échéance initialement prévue. L'opération a été confiée à des entreprises des bassins d'emploi de Rouen et du Havre, parmi lesquelles GTM Normandie-Centre, Cance, OTE, Setec, Alx Ing, Cabinet CEC Consulting et Dekra.