Dossier

Trump balaie les chiffres de l'inflation, au plus haut depuis trois ans

Le président américain Donald Trump a semblé indifférent mercredi aux chiffres de l'inflation, pourtant galopante depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.

Le président Donald Trump, dans le bureau ovale de la Maison blanche, à Washington le 10 juin 2026. © Ken Cedeno

Le président Donald Trump, dans le bureau ovale de la Maison blanche, à Washington le 10 juin 2026. © Ken Cedeno

Le président américain a semblé indifférent mercredi aux chiffres de l'inflation, pourtant galopante depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient qui a fait s'envoler la facture énergétique.Les prix ont augmenté en mai de 4,2% sur un an contre 3,8% en avril - une très forte accélération à quelques mois des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.Trump ne s'en est pas ému, livrant même une réaction inattendue: "Les chiffres étaient supers (...) j'aime l'inflation", a-t-il lancé depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, avant d'assurer que l'inflation allait "tomber comme une pierre" une fois le conflit terminé. Ces propos ont été "sortis de leur contexte", a tenté de déminer le président de la Chambre des représentants, le républicain Mike Johnson.

Les données officielles montrent une spectaculaire poussée des prix entamée dans la foulée des premiers bombardements israélo-américains contre l'Iran, le 28 février. Téhéran a rétorqué en bloquant notamment le trafic d'hydrocarbures dans le détroit d'Ormuz, propulsant les prix du pétrole et des produits qui en sont dérivés comme le plastique et les engrais.

La Fed en statu quo

Plusieurs analystes ont estimé mercredi que la situation devrait s'améliorer dans les mois qui viennent. Chargée de contenir l'inflation autour de 2%, la Réserve fédérale (Fed) veut pour l'heure croire que le choc sera de courte durée. Elle optera sans doute la semaine prochaine pour un quatrième statu quo monétaire d'affilée.

Ce sera la première réunion de l'ère Kevin Warsh, désigné par Donald Trump pour succéder à Jerome Powell. Le chef de l'Etat ne cache pas attendre de lui une politique plus accommodante pour stimuler l'économie. Avant d'obtenir sa nomination fin janvier, M. Warsh avait plaidé pour des baisses de taux. Les conditions ont radicalement changé depuis.