USAA 02 du Saint-Quentinois : du local à l'international et de la ferme à l'assiette
Dans un contexte de colère et de manifestations, l’Union des syndicats agricoles de l’Aisne (USAA) tient en ce début d’année ses assemblées générales par arrondissement. Dans le Saint-Quentinois, Bruno Cardot, habitué des plateaux télé, a fait le point sur les sujets d'actualité et les discussions en cours. Il a également annoncé ne pas vouloir rempiler au poste de président.
En
ce début d’année 2026, le temps statutaire des assemblées
générales de l’Union des syndicats agricoles de l’Aisne, se
trouve rattrapé par l’actualité. À Saint-Quentin, le 14 janvier
dernier, Bruno Cardot et l’équipe du conseil d’administration de
l’arrondissement de Saint-Quentin ont fait salle comble à Rouvroy.
Les adhérents, pour certains tout juste revenus de manifester à Paris ou à Macquenoise, ont
ainsi pu échanger sur les dossiers qui les ont conduit, au plan
national comme au niveau européen, à de nouveau se mobiliser, deux
ans après un premier mouvement important : «Deux
ans après, nous nous sentons a minima déçus, nous nous posons
beaucoup de questions, nous avons aujourd’hui les mêmes
discussions».
Manger français
Bruno
Cardot a bouleversé l’ordre du jour de ce rendez-vous statutaire
pour permettre aux exploitants agricoles de s’exprimer et
d’échanger sur les sujets d’actualité dont la PAC, la loi
Duplomb, le traité du Mercosur avec notamment les préparatifs «du
face à face syndical»
organisé le 20 janvier dernier à Strasbourg pour «mettre
la pression».
Les
actions menées localement pour interpeller les consommateurs sur
l’origine des produits qu’ils achètent en grandes surfaces ainsi
que ceux qu’ils consomment «hors
foyer»
ont été également mises en débat. «Il
faut qu’on mange français»,
a réaffirmé avec vigueur la présidente de l’USAA 02, Charlotte
Vassant. Trop de contrôles dans les fermes et pas suffisamment dans
les rayons des supermarchés ont dénoncé les agriculteurs, trop de
formalités et de normes ont-ils encore reproché au représentant de
l’État
sur l’arrondissement de Saint-Quentin, le sous-préfet,
Anthmane
Aboubacar, présent
pour réaffirmer son état d’esprit face à la situation actuelle,
celui du dialogue.
Gestion du matériel en question
Durant les échanges, Bruno Cardot a abordé les sujets de la diversification des activités et de la maîtrise des charges. Lui-même vient de se lancer dans une nouvelle culture «qui lui prend du temps», celle de la vigne, par conséquent, il a annoncé ne pas vouloir briguer un nouveau mandat de président. Une table ronde a suivi ce premier temps de discussion qui a permis aux participants de partager le constat «25% des revenus sont engloutis par les charges de mécanisation», avant d’évoquer la recherche de solutions, «aucune solution magique» mais des pistes à travailler : s’interroger sur une éventuelle «sur-mécanisation» des fermes, «essayer de s’entendre avec ses voisins» pour travailler en groupe a suggéré Bruno Cardot, ou encore avoir recours aux services d’une coopérative d’utilisation des matériels agricoles, la CUMA...
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