L’histoire de Vitalis démarre en 1967, avec la création d’un club de négociants en pommes de terre dans le Nord-Pas-de-Calais, le club Flandres-Weppes-Lys. A l’époque, plusieurs entreprises familiales du nord décident d’unir leurs forces pour répondre aux enjeux d’un marché en mutation.
Une volonté de coopération qui s’intensifie en 1988 avec la création de la société Negonord, dédiée au développement à l’export des partenaires du projet. « Dès le départ, il y avait cette volonté de construire ensemble une force collective capable de rayonner au-delà de nos frontières » souligne Francisco Moya, embauché cette même année comme commercial et aujourd’hui directeur général du groupe.
Au fil des décennies, la mutualisation s’étend à la qualité, aux certifications et au marché français, jusqu’à un tournant qui intervient en 2017 avec la création de la holding Vitalis Group, marquant une étape décisive dans la consolidation du mouvement coopératif. « Nous avons inversé la logique : il ne s’agissait plus seulement de coopérer, mais de piloter une stratégie commune à long terme ».
Une réorganisation pour soutenir la croissanceEnfin l’année dernière, afin de renforcer la lisibilité du groupe et son attractivité, les entités historiques sont fusionnées autour de deux pôles distincts : Vitalis pour le conditionnement et les fonctions supports, et Vitexport pour le négoce. « Nous avions besoin d’une structure claire pour accompagner notre croissance et affirmer notre marque employeur » explique Francisco Moya. « Dans la foulée, le groupe a accéléré son développement avec des acquisitions en Bretagne et la création de Cap Fraîcheur, une nouvelle entité dédiée aux légumes ».
Aujourd’hui, Vitalis conditionne près de 290 000 tonnes de pommes de terre par an et réalise un tiers de son chiffre d’affaires à l’export, dans une vingtaine de pays européens. « Notre ambition n’est pas de concentrer, mais de densifier notre présence territoriale, en restant au plus près des producteurs et des marchés ». Implanté historiquement dans les Hauts-de-France, le groupe s’est ainsi progressivement étendu à d’autres régions stratégiques, comme la Bretagne, renforçant sa capacité d’approvisionnement et sa résilience face aux aléas climatiques.
Un modèle humain et responsable
Au-delà de la performance économique, Vitalis revendique un modèle fondé sur l’humain et la proximité. Le groupe basé à Merville, au coeur de la campagne ds Hauts-de-France, veille en effet à préserver son ADN familial tout en intégrant de nouvelles compétences. « Nous avons réussi à nous structurer et mettre en place des outils de gouvernance, tout en conservant une organisation agile et une proximité en interne comme avec nos clients » affirme Francisco Moya, « avec peu de strates hiérarchiques, pour maintenir un lien direct avec le terrain ». Symbole de cette philosophie, une vingtaine de cadres sont entrés au capital de Vitalis, à l’instar de son directeur général, et le groupe est désormais géré par 8 co-dirigeants.
Parallèlement, une feuille de route RSE ambitieuse a été déployée, articulée autour de huit axes majeurs allant de la réduction du plastique à la préservation de la biodiversité, en passant par le bien-être des salariés. « Notre responsabilité va au-delà de notre activité économique, nous devons contribuer positivement à notre environnement et à la société ». Le groupe s’appuie notamment sur des partenariats avec les Pièces Jaunes ou l’Institut Pasteur de Lille pour renforcer son engagement sociétal. Et face aux défis climatiques et aux évolutions du secteur agricole, Vitalis entend poursuivre sa diversification tout en restant fidèle à ses valeurs fondatrices. « Notre force, c’est d’avoir su évoluer sans renier notre identité ». Ou comment envisager l’avenir avec sérénité…
En résumé…
- 1967 : création du club Flandres-Weppes-Lys
- 1988 : création de la société Negonord
- 2017 : création de Vitalis Group
- 2025 : fusion des entités historiques et nouvelle organisation
- 290 000 tonnes : volume annuel de pommes de terre conditionnées
- 2/3 : part du chiffre d’affaires réalisée en France
- 1/3 : part du chiffre d’affaires à l’export
- 20 pays : présence commerciale en Europe