En baie de Somme, le parc ornithologique du Marquenterre est une halte incontournable pour les amoureux de nature et d’oiseaux. Un parcours de 6 km a été aménagé sur ses 200 hectares situés sur la partie terrestre de la réserve naturelle de la Baie de Somme. Pour le moment, 13 postes d’observation permettent de s’immerger dans le quotidien des oiseaux sans les déranger.
Un site de migration de premier choix
Depuis une cinquantaine d’années, plus de 300 espèces ont été recensées. Au printemps, cigognes, hérons cendrés, avocettes élégantes… viennent s’y reproduire. Le parc ornithologique du Marquenterre est géré par le Syndicat Mixte baie de Somme grand littoral picard via la régie Destination baie de Somme. Elle chapeaute aussi d’autres équipements touristiques : les jardins de Valloires à Argoules, le golf et l’Aquaclub de Belle-Dune à Fort-Mahon, l’hôtel-restaurant du Cap Hornu à Saint-Valéry-sur-Somme, le musée Picarvie à Saint-Valéry-sur-Somme et la Maison de la Baie à Lanchères.
Le chiffre d’affaires, d’environ 12 millions d’euros, est en hausse de 751 000 euros. Celui du parc ornithologique du Marquenterre est en hausse de 8%. La fréquentation, avec 160 000 visiteurs, venants en majorité des Hauts-de-France de région parisienne et de Belgique, est stable. Rappelons que le parc occupe une cinquantaine de salariés en pleine saison.
L’offre importante de la boutique
«Nous avons développé l’offre de la boutique, explique Jean-François Mangin, adjoint à la direction. Les clients recherchent de la qualité. Ils achètent de tout : des peluches qui imitent le chant des oiseaux, des magnets avec des photographies d’oiseaux prises par un des guides du parc, des produits locaux comme de la gelée d’argousier, des cartes postales, des parapluies, du textile, des sculptures de Cédric Delhaye artiste local…».
Avec 30 000 couverts par an, la fréquentation du restaurant est stable mais le panier moyen est plus élevé. Là aussi, les efforts sont concentrés sur une prestation de qualité reposant sur des produits frais du matin comme du fromage de chèvre, du pain local, des fraises d’un producteur de Quend en saison.
Outre le parcours de 6 km, les visiteurs peuvent profiter d’une riche programmation tout au long de l’année à découvrir par exemple sur son site inte et qui booste son chiffre d’affaires : «Nous avons notamment mis en place des visites guidées le dimanche avant l’ouverture du parc, des ateliers de construction de nichoirs, des sorties crépusculaires, des visites privatives sur mesure avec un guide pour une à trois personnes», poursuit Jean-François Mangin.
Niché dans une forêt de pins, le bâtiment d’accueil compte aussi une grande salle d’une capacité d’environ cinquante personnes. Des séminaires peuvent y être organisés, couplés à une chasse au trésor, de la restauration sur place et des visites guidées. La saison 2026 débutera réellement à partir du 11 avril avec la Semaine du printemps puis avec le festival de l’Oiseau du 18 au 26 avril, le lieu étant un site de migration reconnu internationalement.