En bref

A31 bis : l’enquête publique démarre, l’opposition s’organise

À partir de ce lundi 11 mai, l’enquête publique sur le tronçon nord de l’A31 bis entre Richemont et la frontière luxembourgeoise entre dans une phase décisive. En parallèle, des entreprises concernées par le futur tracé viennent de créer le collectif Alliance Sainte-Agathe pour défendre leurs intérêts.

© Préfecture de la Moselle. Le projet d’A31 Bis suscite des inquiétudes notamment pour les entreprises installées zone Sainte-Agathe à Florange.

© Préfecture de la Moselle. Le projet d’A31 Bis suscite des inquiétudes notamment pour les entreprises installées zone Sainte-Agathe à Florange.

Le dossier de l’A31 bis franchit une nouvelle étape. L’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique du secteur nord débute officiellement ce lundi 11 mai et se poursuivra jusqu’au 27 juin. Elle concerne le futur aménagement entre l’échangeur de Richemont et la frontière luxembourgeoise, un tronçon particulièrement attendu dans le Nord mosellan où les problématiques de congestion routière restent majeures.

Une nouvelle phase de concertation

Cette procédure réglementaire doit permettre au public de consulter l’ensemble du dossier - études d’impact, aspects environnementaux, financement ou encore modifications des documents d’urbanisme - et de formuler des observations. Plusieurs permanences de la commission d’enquête sont programmées dans les communes concernées, ainsi que deux réunions publiques à Thionville le 21 mai et à Florange le 6 juin.

Le projet prévoit notamment la création d’un contournement ouest de Thionville et la mise en concession d’une partie de l’infrastructure avec un péage en flux libre. Son coût est estimé à près de deux milliards d’euros pour le seul secteur nord. Si la déclaration d’utilité publique est validée à l’issue de l’enquête, les travaux pourraient être engagés à l’horizon 2030.

Les entreprises veulent faire entendre leur voix

Dans le même temps, la contestation s’organise sur le terrain économique. Plusieurs entreprises impactées par le tracé viennent de créer le collectif Alliance Sainte-Agathe. Objectif affiché : défendre les activités concernées par les expropriations et faire entendre la voix du tissu économique local dans le débat public.

Le collectif entend notamment peser durant l’enquête publique et réclamer davantage de concertation autour des conséquences du projet sur les zones d’activités concernées.

Alors que l’A31 bis reste l’un des projets d’infrastructures les plus sensibles et débattus du Grand Est, cette nouvelle phase promet de raviver les oppositions entre impératifs de mobilité, enjeux environnementaux et préoccupations économiques locales.

Pour consulter l’enquête publique, cliquez sur ce lien.