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Sécheresse

Agriculture : le guichet d’aide ouvert en Meuse

Alors que le Grand Est est doté de 17 millions d’euros dans le cadre du plan de réarmement agricole décidé par le gouvernement, le département de la Meuse dispose d’1,65 million d’euros pour apporter un peu de souffle aux trésoreries exsangues des agriculteurs. C’est au cœur d’une exploitation bientôt reprise par un jeune, qu’Anne-Florence Canton, la préfète de la Meuse a détaillé ses priorités.

Trois semaines après les annonces de la ministre de l’Agriculture faites à Paris, c’est sur le terrain, au sein du GAEC de la Croisette, à Brabant-le-Roi, au plus près des agriculteurs que la préfète a choisi de détailler la mise en œuvre du fonds de réarmement agricole. Alors que le Gouvernement a validé une enveloppe de 235 millions d’euros sur le plan national, dans le Grand Est, 17 millions ont été fléchés. 75% de cette enveloppe sont d’ores et déjà mobilisés alors que les 25% restants le seront en novembre, selon les besoins et la situation des différents départements. À ce jeu de la répartition, la Meuse, plus impactée du fait de la présence des zones intermédiaires, de la nature même des activités (cultures de printemps) et de l’élevage en souffrance en raison de la raréfaction de l’herbe et de fourrage a hérité de 1,65 million d’euros (soit 12,5% de la première tranche). «L’objectif est de vraiment pouvoir venir soulager les trésoreries, puisque c’est à peu près le seul levier sur lequel nous pouvons agir», analyse la représentante de l’État.

Guichet ouvert

Les agriculteurs sont appelés à ne pas attendre et à déposer un dossier le plus vite possible, sachant que l’enveloppe ne sera pas extensible. Les critères d’obtention ont été définis après une réflexion menée avec la profession et seront décidés localement par un comité d’experts. «C’est très compliqué d’établir des critères et nous avons décidé de nous tourner prioritairement vers les jeunes qui représentent les agriculteurs de demain», prévient la préfète de la Meuse. Le montant des aides oscillera entre 5 000 et 7 500 euros, selon les situations. Les premiers dossiers seront examinés le 13 octobre, ce qui veut dire que dès le lendemain, les fonds seront attribués. Une réactivité à la hauteur de la catastrophe vécue par tout un secteur. À l’image de Maxime Palin, prochainement à la tête de l’exploitation familiale de polyculture et d’élevage bio. Représentant la quatrième génération, le jeune professionnel mesure la gravité de la situation avec une perte de 50% de fourrage alors qu’il doit nourrir ses bêtes depuis le mois de juin (contre octobre habituellement) mais continue de croire en l’avenir avec de projets nombreux. Reste à passer ce cap difficile.