Choisir un Mac et un PC sous Windows ? La réponse ne peut pas être catégorique. C’est souvent une question de préférence personnelle. Beaucoup invoquent le prix d’achat, avec un écart de 30% : un MacBook Air (portable) commence à 700 € euros, mais peut dépasser 1 300 €, tandis qu’il existe des PC à moins de 500 euros (avec 8 Go de RAM et 256 Go de stockage SSD). Pourtant, un PC très puissant peut coûter autant, sinon plus, qu’un iMac ou qu’un MacBook Pro.
Les fans d’Apple rétorquent qu’il existe un vaste marché de seconde main et qu’un Mac se garde deux fois plus longtemps qu’un PC et se revend à bon prix, quand les PC ne valent quasiment plus rien au bout de quatre ou cinq ans. Cette affirmation est soutenue par de grands groupes comme IBM, Cisco ou Engie qui ont fait le calcul sur plusieurs années : leur parc Macintosh leur coûte 15 à 20% moins cher, avec en prime, un niveau de satisfaction supérieur, car le coût d’assistance (‘help desk’) et de maintenance s’avère nettement moindre, du fait des ‘communautés’ d’utilisateurs Apple. De source IBM, sur la période étudiée, seulement 5 % des utilisateurs de Mac ont appelé le service d'assistance, contre 40 % des utilisateurs de PC.
Migrer ou le problème du changement
Passer d’un PC Windows à un Mac, ou inversement, peut dérouter et nécessiter une période d’accoutumance. Ainsi, on regrettera des touches de raccourci ou des touches de fonctions différentes comme, par exemple, la touche ‘delete’ (suppression de caractères).
En configuration de base, les MacBook sont généralement considérés comme plus performants et plus robustes que les PC. Les ‘bugs’ de système d’exploitation sont très rares chez Apple, où le syndrome de l’écran bleu ou noir n’existe quasiment pas (sauf casse). Il est également reconnu qu’un Mac démarre instantanément, comme un smartphone, alors que Windows opère des accès disques très fréquents : c’est le syndrome du « boot » ou démarrage qui s’éternise sur un PC, dû au chargement des pilotes (‘drivers’) ou des routines de sécurité ou de logiciels pré-installés par le constructeur, mises à jour, etc.
Certains responsables informatiques peu ouverts à Apple font valoir que les PC présentent une grande variété de tailles d'écran, une connectique plus large (pour certaines applications spécifiques). Leur modularité serait plus tangible : extensions de mémoire ou du disque interne, rajout de coprocesseur ou de cartes graphiques haut de gamme... Cela concerne surtout les PC ‘tours’. Les PC portables permettent de moins en moins ces extensions, ou pas du tout…
L’argument « logiciels »
Beaucoup d’utilisateurs de Mac invoquent la spécificité de logiciels, comme, par exemple, Final Cut Pro pour la vidéo, ou iStudio Publisher et Swift Publisher pour la PAO ou encore Motion Designer pour l’animation. Citons encore Logic Pro et GarageBand dans le domaine musical.
En parallèle, on peut regretter que beaucoup d’éditeurs de logiciels (analyse de données, gestion, comptabilité…) ont renoncé ou n’ont jamais accédé à l’environnement Apple, soutenant qu’un Mac peut ouvrir une partition virtuelle Windows (cf. BootCamp, gratuit, ou Parallels Desktop, UTM ou VMware Fusion, lesquels nécessitent une licence Microsoft). Et, depuis 2020, la nouvelle génération de Mac « Apple Silicon » (avec ses puces très rapides M1 à M3 d’ARM, et non plus d’Intel) sait exécuter des applications Windows par émulation sous macOS.
Gérer un parc dit « hétérogène »
Il reste l’objection souvent entendue de la gestion de Mac dans le parc informatique. Les anti-Mac soutiennent qu’il est plus simple de n’avoir que Windows à supporter. Or, il existe des outils de gestion de parc efficaces comme Jamf, Kandji ou Microsoft Intune (hybride), tout à fait appropriés, surtout si l’entreprise a opté pour le ‘cloud’ avec des logiciels accessibles en SaaS (Software as a service, via un navigateur Web).
Apple a développé des outils (‘Apple Business’, cf. la fonctionnalité Blueprints) qui facilitent la tâche, comme le déploiement ‘zero touch’ : il automatise l’inscription des utilisateurs avec leurs identifiants en utilisant des process issus des smartphones : interface avec Microsoft (Entra ID), Google Workspace, etc. A noter que les vieilles méthodes des répertoires d’utilisateurs Windows (Active Directory) ne doivent pas être calquées sur l’environnement Apple.
Pour les achats, on veillera à se tourner vers un distributeur agréé Apple, et à injecter les numéros de séries des équipements directement dans le compte ‘Apple Business’, lequel devra donc être lié à l’annuaire d’entreprise, afin d’éviter de créer des comptes personnels.
Pour la cybersécurité, même si les Mac disposent de protections natives réputées fortes (Gatekeeper, XProtect…), on pourra ajouter un outil de surveillance de sécurité adapté au Mac. Du reste, il est de notoriété publique que l’univers Apple (20% du marché) est beaucoup moins attaqué que celui de Microsoft (68% du marché).