Interview

Baccarat : la première Biennale Internationale des Arts du feu lance le PIAF

La première Biennale internationale des Arts du Feu se déroule ce week-end à Baccarat, les 20 et 21 juin. L’événement marque la création du futur Pôle International des Arts du Feu (PIAF) piloté par Ariane Audigier et son compagnon Bernard-Marie Leibovici. Le couple d’entrepreneurs créera également un atelier de production de faïence à l’horizon 2028. 

© E.Varrier : «La Biennale international des Arts du Feu marque le lancement de notre Pôle international des arts du feu», assure Ariane Audifier, instigatrice de l’événement

© E.Varrier : «La Biennale international des Arts du Feu marque le lancement de notre Pôle international des arts du feu», assure Ariane Audifier, instigatrice de l’événement

Vous organisez, du 20 au 21 juin, la première Biennale internationale des Arts du Feu à Baccarat dans l’ancienne taillerie, quel est l’objectif ?

Cette biennale, que nous organisons avec l’association Baccanale et la ville de Baccarat, s’inscrit dans une dynamique de valorisation du patrimoine industriel local et de renforcement de l’attractivité du territoire. Une trentaine d’exposants, dont une vingtaine de Meilleur Ouvrier de France, seront présents pour faire découvrir les savoir-faire. C’est également le lancement du futur Pôle international des arts du feu (PIAF) que nous sommes en train de développer.

Quelle sera la mission de ce futur PIAF ?

Il proposera un parcours d’exposition des différents métiers liés aux arts du feu. Notre projet vise à structurer une offre culturelle et touristique autour de ses savoir-faire avec la volonté d’accueillir des artistes en résidence. Il se trouvera au première étage du bâtiment de l’ancienne taillerie de cristal qui a accueilli l’ancien Pôle Bijou. Nous l’avons acquis auprès de la Communauté de communes de Lunéville à Baccarat, il y a deux ans. Le rez-de-chaussée accueillera un atelier de production de faïence.

Vous entendez relancer la production de faïence sur le territoire ?

C’est notre objectif via notre société Faïence d’art du Grand Est que j’ai créé avec mon associé et compagnon Bernard-Marie Leibovici. Nous entendons préserver les savoir-faire en se basant sur l’histoire et en modernisant avec l’intervention de designers contemporains. Nous envisageons un début de production en 2028.