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Bio en Saône-et-Loire : seulement 4,6% des terres agricoles concernées

En Saône-et-Loire, la part des terres agricoles exploitées en bio demeure limitée, alors que cette filière recule pour la troisième année consécutive en Bourgogne-Franche-Comté. La viticulture résiste, mais plusieurs productions restent fragilisées.

© L.Bouvier / Adobe Stock.

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La Saône-et-Loire figure parmi les départements de Bourgogne-Franche-Comté où l’agriculture biologique occupe le moins de terrain. En 2025, ce mode de production concerne 4,6% de sa surface agricole utile (SAU), selon les données de l’Observatoire régional de l’agriculture biologique. Cette proportion est inférieure à celle de la Nièvre, qui atteint 7,5%, et reste loin des niveaux enregistrés dans le Jura (14,3%) ou dans l’Yonne (13,3%).

À l’échelle régionale, le bilan fait état de 235 835 hectares cultivés en bio et de 3 561 exploitations engagées dans cette démarche. Les terres concernées représentent 9,8% de la SAU régionale. Le recul observé en 2025 prolonge une tendance installée depuis trois ans. Les activités d’élevage bovin et les grandes cultures céréalières comptent parmi les secteurs les plus affectés. La viticulture conserve néanmoins une place importante dans le paysage biologique régional. En Saône-et-Loire comme en Côte-d’Or, près des deux tiers des vignes sont exploitées selon les principes de l’agriculture biologique.

Des difficultés persistantes

La filière viticole connaît cependant des tensions. Malgré une légère extension des surfaces de vignes bio, le nombre d’exploitations a diminué en 2025, une première depuis 2016. Les faibles rendements et les débouchés commerciaux ralentis compliquent la situation des domaines déjà fragilisés. Le secteur laitier régional subit également un repli : en un an, le nombre de fermes et de vaches laitières bio a chuté de 9%, tandis que les surfaces dédiées à cette activité ont reculé de 7%. Le lait bio représente désormais 5,7% des volumes régionaux.

Les perspectives commerciales apportent toutefois un élément plus favorable. En 2025, les recettes issues des ventes de produits biologiques ont augmenté dans les différents circuits de distribution. Les grandes surfaces ont notamment renoué avec la croissance après plusieurs années de baisse. Cette évolution pourrait offrir de nouveaux débouchés aux producteurs, même si elle ne suffit pas encore à enrayer la diminution des surfaces et du nombre d’exploitations biologiques.