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Burnham évoque le retour du Royaume-Uni dans l'UE : «Welcome back», répond Macron

Le Premier ministre travailliste a relancé mercredi l'idée d'un retour possible du Royaume-Uni dans l'Union européenne, une première pour un chef du gouvernement britannique depuis le Brexit.

Le Premier ministre britannique Andy Burnham à Liverpool en Angleterre le 29 septembre 2026. © Paul ELLIS

Le Premier ministre britannique Andy Burnham à Liverpool en Angleterre le 29 septembre 2026. © Paul ELLIS

Le Premier ministre travailliste Andy Burnham a relancé mercredi l'idée d'un retour possible du Royaume-Uni dans l'Union européenne, une première pour un chef du gouvernement britannique depuis le Brexit, saluée d'un "Welcome back !" par le président français Emmanuel Macron. Le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne en 2020 après le référendum du 23 juin 2016, mais le sujet, qui a profondément divisé la société britannique, reste politiquement sensible et aucun gouvernement n'a souhaité rouvrir le débat. 

Et ce, malgré les effets négatifs largement reconnus du Brexit, notamment sur l'économie. Rompant avec cette prudence, Andy Burnham, arrivé à Downing Street en juillet après la démission de Keir Starmer, a déclaré mardi lors du congrès du Labour vouloir présenter "différentes options" pour les relations à long terme avec l'UE à l'occasion d'un sommet bilatéral prévu d'ici à la fin de l'année. Interrogé mercredi sur BBC radio 4, il a cité plusieurs scénarios : le statu quo, un retour dans l'union douanière, dans le marché unique, "ou bien aller jusqu'au bout", c'est-à-dire réintégrer l'UE. "Nous devons examiner ce qui est réalisable", a poursuivi le Premier ministre, jugeant qu'il n'était pas satisfaisant de laisser cette question en suspens.

Andy Burnham a soutenu mercredi que si l'opinion publique penchait en faveur d'une réintégration dans l'UE, les travaillistes pourraient intégrer dans leurs promesses de campagne des prochaines législatives, prévues en 2029, l'organisation d'un nouveau référendum.

Opportunité historique

Andy Burnham, qui avait fait campagne contre le Brexit en 2016, a estimé mardi que la sortie de l'UE avait "fait plus de mal que de bien" au Royaume-Uni. Le président français a salué d'un "Welcome back !" les propos d'Andy Burnham. Le député européen Sandro Gozi, président d'une initiative parlementaire sur les relations bilatérales, a salué dans les propos de M. Burnham une "opportunité historique", au moment où l'UE cherche à développer des partenariats privilégiés avec d'autres pays, comme le Canada, face aux pressions et à la concurrence des États-Unis et de la Chine. 

Dix ans après le référendum sur la sortie de l'UE, l'opinion britannique a évolué. Si un référendum devait avoir lieu, 55% des électeurs opteraient pour un retour dans le bloc, selon une enquête de l'institut Survation.