Interview

Carole Diez, Culture bien-être : «La QVCT est un véritable levier d’attractivité et de performance»

Après une longue carrière dans le BTP à Metz, Carole Diez a choisi de donner un nouveau sens à son parcours en créant Culture bien-être. Basée à Metz, elle accompagne les entreprises du Grand Est et du Luxembourg dans leurs démarches de qualité de vie et des conditions de travail (QVCT).

© Culture bien-être. Carole Diez a lancé Culture bien-être à Metz en 2024.

© Culture bien-être. Carole Diez a lancé Culture bien-être à Metz en 2024.

Pouvez-vous retracer la création et le principe de Culture Bien-être ?

J’ai travaillé 27 ans dans le BTP à Metz, comme assistante travaux, puis plus de dix ans au sein d’un service RH. J’ai toujours eu cette fibre RH et le sens de l’écoute. À un moment, j’ai eu un «déclic», celui de me réaliser dans l’entrepreneuriat avec une idée précise : accompagner les entreprises sur la QVCT, sujet dont on parle de plus en plus depuis trois ou quatre ans. Pour conforter ce choix, j’ai fait un bilan de compétences.

En 2023, en parallèle de mon poste, j’ai suivi une formation longue diplômante (inscrite au RNCP) pour devenir praticienne en massage Amma assis en entreprise, un protocole basé sur la médecine traditionnelle chinoise, développé aux États-Unis dans les années 1980, basé sur des points d’acupression, pour réduire les tensions.

En 2024, j’ai démissionné pour fonder Culture bien-être à Metz. J’interviens exclusivement en entreprise, dans le Grand Est et au Luxembourg. J’ai également complété mes compétences RH par le biais d’une formation «Chef de projet QVCT» pour laquelle j’ai obtenu la certification Afnor. Une reconnaissance personnelle et un vrai gage de qualité. En juillet, Culture bien-être entame sa troisième année et poursuit son développement.

En quoi consiste votre intervention ?

Être à l'écoute du dirigeant et comprendre ses problématiques sont primordiales pour formaliser son engagement dans une démarche QVCT

Mon accompagnement passe tout d'abord par un diagnostic complet à partir d’indicateurs (absentéisme, turnover, accidents du travail…) et des différents coûts. Je mène également une enquête anonyme auprès des salariés afin de recueillir leurs besoins, leur ressenti. La démarche est collaborative, sur la base du volontariat et anonyme. Les retours restent strictement confidentiels. 

 Une citation d’Henri Ford me parle énormément : «Se rassembler est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est un succès».

Cela me permet de restituer ensuite mes préconisations, en adéquation avec l’image et la structure de l’entreprise, suivant les besoins prioritaires : l’aménagement du poste limitant les gestes répétitifs et les accidents du travail, des ateliers de sensibilisation pour prévenir les TMS sur les chantiers ou chez les salariés sédentaires… 

Ce qui fonctionne pour une entreprise ne fonctionne pas forcément pour une autre. L’entreprise décide ensuite de la mise en œuvre. Je construis alors un plan d’action concret, pérenne et réaliste, avec un suivi annuel. Il n’existe pas de certification QVCT pour les entreprises à proprement parler, mais la démarche s’inscrit dans la stratégie RSE.

Pourquoi s’engager dans la QVCT est-il bénéfique pour une entreprise ?

La QVCT agit directement sur la marque employeur. Elle renforce l’attractivité, améliore la performance globale et la sécurité au sens large. C’est un argument stratégique fort vis-à-vis des clients, des sous-traitants, des partenaires et des futurs talents.

Aujourd’hui, attirer et fidéliser les talents est un véritable défi. Les nouvelles générations ont des attentes différentes et sont très sensibles à l’équilibre entre vie prof/vie perso, à l’environnement de travail ou encore au sens donné à leur activité. La QVCT répond à ces enjeux. Elle ne se subit pas, elle se pilote.