En bref
Réseau chaleur

Chaufferie biomasse allumée à Verdun

Samuel Hazard le maire de Verdun et Natacha Roulleau, la directrice commerciale de Dalkia Grand Est ont procédé, le 23 septembre dernier, à l’allumage de la chaufferie biomasse de Verdun, en présence de nombreux élus et partenaires économiques, marquant une nouvelle étape dans l’extension du réseau de chaleur. Vingt-neuf millions sont engagés dans ce projet écologique d’ampleur.


Le choix d’un mix énergétique et d’un projet écologique exemplaire au service de l’attractivité du territoire. C’est l’ambition portée par la ville de Verdun qui vient de procéder à l’allumage de sa chaufferie biomasse en partenariat avec le délégataire, Dalkia. Initiés depuis un peu plus d’un an, les travaux d’extension du réseau de chaleur datant de 1975 et s’étendant seulement sur 3,5 km devraient se terminer au cours du dernier trimestre 2027 avec un gain de 13,3 km. Quarante-sept nouveaux abonnés seront dès lors recensés qu’il s’agisse de bâtiments publics, de logements ou d’équipements collectifs. Le nouveau quartier Miribel fera partie des «chanceux». Et pour cause, ce système écologique contribuera aussi à «maîtriser les factures, à limiter l’exposition aux fluctuations géopolitiques des énergies fossiles et à lutter contre la précarité énergétique, avec notamment une TVA réduite à 5,5%», assure Samuel Hazard. C’est en tout cas la conviction de la municipalité qui met en avant cet atout au service de l’attractivité du territoire et des «Verdunois».

Facture énergétique réduite en ligne de mire

Vingt-neuf millions d’euros vont être injectés dans ce dossier d'ampleur, dont 17,4 pour l’extension et 11,6 millions pour la chaufferie qui a bénéficié d’un soutien du GIP Objectif Meuse, de l’Ademe, ou encore des prêts verts. Alors que le système écologique vise une réduction de près de 10 000 tonnes de CO₂ par an, il doit permettre de valoriser des résidus issus de l’exploitation forestière provenant de forêts situées dans un rayon de moins de 100 km, au cœur de l’Argonne. Et pour éviter toute polémique, le premier magistrat aime à rappeler «qu’aucun arbre n’est abattu puisque ce sont des résidus qui sont valorisés». Alors que la première phase de l’extension est désormais terminée, la seconde débutera en novembre pour ce projet qui fait rimer écologie avec attractivité. «L’objectif d’une énergie 100% décarbonée sera atteint dans deux ans grâce à la méthanisation des boues de la station d’épuration», se réjouit Samuel Hazard.