Portrait

CODA inaugure son campus à Dijon et mise sur les besoins des entreprises

L’école d’informatique a inauguré, le 15 octobre, ses nouveaux locaux de 600 m². Avec plus de 100 étudiants et une cinquantaine d’entreprises partenaires pour l’alternance, CODA entend rapprocher formation et besoins économiques du territoire.

Installée dans une ancienne caisse d’épargne réaménagée en plein cœur de Dijon, CODA franchit une nouvelle étape dans son implantation. Après une première rentrée en 2025 avec une cinquantaine d’étudiants, l’école en accueille désormais plus de 100. Elle propose des bachelors en administration, systèmes et réseaux et en développement full-stack, ainsi que des masters en intelligence artificielle et data et en architecture logicielle durable. 

Un cursus consacré à la cybersécurité et aux infrastructures doit compléter l’offre en 2027. Pour Marin Vogler, cofondateur de l’établissement, le choix de Dijon répond d’abord à une réalité économique : «On a rencontré un certain nombre d’entreprises, avant de s’implanter, qui avaient des besoins en développement, en intelligence artificielle, en cybersécurité». L’accueil des acteurs locaux a également pesé dans la décision, notamment celui de Dijon Bourgogne Invest, de la Métropole et des établissements d’enseignement supérieur. Hébergée pendant deux ans par l’ESAD, CODA s’est progressivement inscrite dans cet environnement. À l’échelle du groupe, qui compte trois campus à Orléans, Dijon et Avignon, l’école rassemble plus de 450 étudiants. L’ouverture d’un site représente un investissement de 1 à 1,5 million d’euros pour CODA sur les deux à trois premières années. Les travaux du campus dijonnais, pris en charge par le propriétaire Jean-Philippe Girard, ont mobilisé environ un million d’euros.

Relier les formations aux besoins du tissu économique

Au-delà des nouveaux locaux, l’enjeu est de construire des liens durables avec les entreprises régionales, notamment les PME industrielles. «On a vraiment la volonté de créer du temps long avec les entreprises du territoire», explique Jeanne Pélisson, directrice du campus dijonnais. CODA compte une cinquantaine d’entreprises partenaires pour l’alternance ; environ la moitié des étudiants de deuxième année sont concernés. Des professionnels interviennent aussi dans les cours, proposent des cas pratiques ou accompagnent les étudiants dans leur recherche d’entreprise. Deux fois par an, un conseil de perfectionnement permet d’échanger avec les partenaires sur les évolutions du secteur et d’adapter les enseignements. «On essaie vraiment de concevoir nos programmes pédagogiques avec nos entreprises partenaires», souligne Marin Vogler. 

À l’heure où l’intelligence artificielle transforme les métiers, l’école mise sur les projets concrets, le travail en groupe et la capacité à piloter les outils numériques, plutôt que sur la seule production de contenu. L’éthique et le numérique responsable font également partie des sujets transversaux de la formation. Cette implantation s’inscrit dans un paysage étudiant déjà dense. Lors de l’inauguration, Marie-Hélène Juillard-Rendrian, vice-présidente de Dijon Métropole chargée de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, a rappelé que le territoire avait dépassé les 42 000 étudiants. «Dijon se classe à la huitième place des villes étudiantes dans le classement de L’Étudiant», a précisé l’élue. Pour CODA, l’objectif est désormais de consolider sa place dans cet écosystème et d’atteindre 300 étudiants à Dijon d’ici deux ans, tout en formant des profils directement mobilisables par les entreprises locales.