En bref

Compiègne : L’Apec déploie "Mars au féminin" pour promouvoir l’égalité professionnelle

Du 4 au 27 mars 2026, Compiègne rejoint les villes des Hauts-de-France engagées dans le programme "Mars au féminin", dédié à la promotion de l’égalité femmes-hommes dans l’emploi cadre.

Photo d'Illustration. ©DR

Photo d'Illustration. ©DR

L’égalité professionnelle reste un enjeu majeur, notamment pour les cadres, où les écarts de rémunération et d’accès aux responsabilités persistent. Pour sensibiliser et mobiliser autour de ce défi, l’Apec Hauts-de-France organise une nouvelle édition de "Mars au féminin", un mois d’événements et d’initiatives concrètes visant à transformer les constats en actions. Compiègne, aux côtés de Lille, Dunkerque et Amiens, accueillera plusieurs rendez-vous pour permettre à tous les acteurs du monde du travail (cadres, dirigeants, RH, jeunes diplômés et partenaires institutionnels) de s’informer, échanger et s’engager.

Un programme diversifié et concret

À Compiègne, les participants pourront assister à des conférences, ateliers et tables rondes, ainsi qu’à des webinaires thématiques, centrés sur des thématiques clés, dont rémunération et négociation salariale, accès aux postes à responsabilités, reconversion professionnelle, entrepreneuriat, lutte contre les stéréotypes et équilibre vie professionnelle/vie personnelle. Parmi les temps forts, un job dating spécifique encouragera la mixité dans les secteurs traditionnellement masculins. L’objectif : inspirer par des parcours exemplaires, partager des bonnes pratiques et donner des leviers concrets pour agir au quotidien.

Des inégalités persistantes chez les cadres

Les chiffres restent préoccupants. Selon l’étude annuelle de l’Apec, les hommes cadres ont perçu en 2025 un salaire moyen de 58 000 € contre 50 000 € pour les femmes, soit un écart de 16 %. Même à postes et profils équivalents, la différence reste de 6,8 %. Les écarts apparaissent dès le début de carrière et atteignent 12 % après 55 ans. La perception des inégalités est également forte : 40 % des femmes cadres estiment avoir moins de chances de réussite que leurs homologues masculins et près de la moitié jugent leur rémunération insuffisante par rapport à leur contribution.