En bref

Conjoncture : les Hauts-de-France retrouvent des couleurs, mais restent prudents

Après une année 2024 marquée par un net ralentissement, l'économie régionale a retrouvé un peu de souffle en 2025. C'est le principal enseignement de l'enquête annuelle de la Banque de France réalisée auprès de 2 364 entreprises. 

L'industrie demeure le principal moteur de l'amélioration de la conjoncture régionale en 2025. © Adobe stock

L'industrie demeure le principal moteur de l'amélioration de la conjoncture régionale en 2025. © Adobe stock

Après une année 2024 marquée par un net ralentissement, l'économie régionale a retrouvé un peu de souffle en 2025. C'est le principal enseignement de l'enquête annuelle de la Banque de France, réalisée auprès de 2 364 entreprises. 

L'industrie demeure le principal moteur de cette amélioration. Son chiffre d'affaires progresse de 3,4%, porté par la fabrication de matériels de transport, notamment l'automobile et le ferroviaire. Cette dynamique ne profite cependant pas à l'emploi, les effectifs industriels reculeat de 1,6%, les entreprises ayant surtout réduit le recours à l'intérim. 

Dans les services marchands, la situation apparaît plus contrastée. Le chiffre d'affaires est resté stable en 2025, la bonne performance des activités de l'information et de la communication compensant le ralentissement observé dans d'autres secteurs. Là encore, les entreprises ont réduit leurs investissements, tandis que les effectifs diminuent légèrement (-0,4%), principalement en raison d'un moindre recours au travail temporaire. Le bâtiment, lui, continue de traverser une période difficile. L'activité recule de 1,1 %, avec un gros œuvre particulièrement pénalisé (-3,4 %), alors que les travaux publics résistent mieux. Les entreprises réduisent leurs effectifs, leurs investissements et voient leur rentabilité se dégrader sous l'effet de coûts toujours élevés. 

Incertitude 

Autre enseignement marquant de l'étude, la prudence des dirigeants. Malgré une activité mieux orientée, les investissements diminuent dans les trois grands secteurs. Le climat d'incertitude, qu'il soit économique, politique ou international, incite les entreprises à différer certains projets.

Les perspectives pour 2026 apparaissent néanmoins plus encourageantes. Les industriels anticipent une hausse de leur chiffre d'affaires de 4,8%, les services marchands tablent sur une progression de 3% et la construction espère renouer avec une croissance de 1,8 %. Les recrutements devraient repartir dans les services, tandis que l'industrie et le BTP resteraient globalement stables sur le plan de l'emploi. Les chefs d'entreprise misent ainsi sur une reprise progressive, soutenue par un regain de la consommation et de l'investissement privé.