Cette décision, motivée par l'attente d'une évaluation scientifique de la Haute Autorité de santé d’ici fin 2027, soulage fortement les acteurs économiques de Meurthe-et-Moselle. Dans ce département, le thermalisme constitue un pilier majeur de l'activité locale et de l'emploi non délocalisable.
Un moteur pour le tourisme et l'emploi en Meurthe-et-Moselle
Le rejet de cet amendement écarte, au moins temporairement, une menace majeure pour les finances des stations thermales de la région Grand Est, qui abrite des sites de référence. En Meurthe-et-Moselle, le fleuron thermal Nancy Thermal, véritable complexe historique et moderne, dépend directement de cette prise en charge par l'Assurance maladie à hauteur de 65%. La fin des remboursements aurait pénalisé une clientèle souvent fragile ou souffrant de pathologies chroniques. Ce renoncement aurait entraîné une baisse immédiate de la fréquentation des établissements, avec des répercussions directes sur l'hébergement, la restauration et le commerce de proximité.
Une logique de prévention face aux coupes budgétaires
Les opposants au déremboursement, qui contestent les 200 millions d'euros d'économies avancés par le gouvernement, mettent en avant l'impact territorial de cette filière. Le thermalisme ne représente que 0,1% des dépenses de la Sécurité sociale, mais génère une dynamique indispensable pour des bassins de vie entiers. Au-delà de l'enjeu médical de prévention, une baisse de l'activité thermale fragiliserait les investissements publics et privés massifs réalisés dans le département pour moderniser ces infrastructures de santé et de bien-être.
L'avenir du modèle économique thermal lorrain reste désormais suspendu aux conclusions de la Haute Autorité de santé attendues dans un an.