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Industrie

Daimler Buses : la montée en puissance du site de Ligny-en-Barrois

Huit mois après les annonces faites en présence du président Macron sur le site meusien de Ligny-en-Barrois, Daimler Buses se met en ordre de marche avec le recrutement de 100 salariés en 2025 et la livraison partielle de son bâtiment dédié à la finition-peinture et aux tests d’étanchéités qui devrait être inauguré au cœur de l’été prochain.

Engagé en novembre 2024, le chantier d’extension du site de Daimler Buses à Ligny-en-Barrois autour de la construction d’un nouveau bâtiment de 17 000 m² se poursuit en Meuse avec la réception de la partie finition qui s’étend sur 11 500 m² et qui accueille depuis le début du mois de janvier 150 salariés. «L’enjeu était de pouvoir bénéficier du bâtiment le plus tôt possible alors que la partie peinture et tests d’étanchéités devrait être terminée à la fin du second trimestre», confie Philippe Bender le directeur de l’usine linéenne qui explique que cet équipement va «donner de l’air et de la place pour développer de nouveaux produits». Ce sera le cas dès 2026 avec une première en France autour du véhicule électrique le eIntouro Mercedes-Benz. Depuis déjà quinze jours, la production a démarré en îlots en attendant d'être intégrée à la ligne d'assemblage en septembre 2026. Engagé dans un marathon, le groupe s’appuie sur un carnet de commandes rempli avec en ligne de mire 2030 ; année où les véhicules diesel disparaitront au profil des véhicules électriques. En 2025, sur les 1 800 bus sortis des lignes de production linnéennes, 175 étaient électriques.

Communication tous azimuts

Véritable locomotive économique et premier employeur privé de Meuse avec 1 300 collaborateurs à Ligny-en-Barrois, Daimler Buses a réussi le tour de force de faire signer 100 CDI en 2025 et prévoit le même objectif chiffré en 2026. Pour y parvenir, la communication sur les réseaux sociaux s’est clairement intensifiée et des leviers locaux ont été déployés avec des partenariats que ce soient France Travail, les missions locales, les agences d’intérim, mais pas seulement. La direction a également souhaité ouvrir son site aux plus jeunes, notamment aux collégiens et lycéens pour mieux faire connaître les particularités du site et combattre les clichés liés à l’industrie. «Contrairement à ce qu’on pourrait peut-être croire, nos produits sont très spécifiques et nécessitent un travail manuel et absolument pas robotisé», rappelle Philippe Bender précisant qu’une centaine de métiers différents sont représentés dans l’usine qui joue aussi la carte de l’alternance avec 80 apprentis recensés. Si le recrutement de 200 personnes en deux ans est possible en Meuse, des freins liés à l’attractivité du territoire et aux besoins de logements et de services sont clairement identifiés par la direction et les élus locaux qui multiplient les échanges et les contacts portés par le président du groupe, Henri Paccalin.