En bref

Dans la Meuse, le logement social mise sur l’infiltration des eaux de pluie

Les 420 000 logements sociaux du Grand Est pourraient devenir des acteurs majeurs de la transition écologique grâce à une étude portée par l’Union Régionale HLM Grand Est, avec le soutien de l’agence de l’eau Rhin-Meuse. 

Cette démarche pionnière, qui pourrait inspirer d’autres régions françaises, vise à mieux gérer les eaux pluviales dans les quartiers d’habitat social. Son objectif est de favoriser l’infiltration de la pluie directement dans les parcelles, plutôt que de l’orienter systématiquement vers les réseaux d’assainissement. Pour y parvenir, l’étude s’appuie sur des outils cartographiques détaillés permettant d’évaluer, pour chaque parcelle, la faisabilité technique des interventions, leur efficacité attendue et leur coût. 

La déconnexion des eaux pluviales présente plusieurs avantages. Elle contribue à limiter la saturation des réseaux et les risques d’inondation, tout en favorisant la recharge des sols. Elle peut également créer des îlots de fraîcheur, améliorer le cadre de vie des habitants et renforcer la biodiversité en milieu urbain. Bientôt disponible, l’étude doit fournir une cartographie du potentiel de chaque parcelle, une base de données compatible avec les systèmes d’information géographique des bailleurs et des collectivités, ainsi qu’un guide technique consacré aux travaux de déconnexion. Des fiches d’exemples concrets compléteront ces ressources. En rapprochant les stratégies publiques et les investissements des bailleurs sociaux, cette initiative entend faire de la gestion de l’eau un levier opérationnel d’adaptation au changement climatique, de renaturation des villes et d’amélioration durable du cadre de vie, notamment dans le département de la Meuse.