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Environnement

David Bekaert obtient une bourse européenne de 2,1 millions d'euros pour étudier les eaux souterraines en Lorraine

En ce mois de septembre 2026, David Bekaert, chercheur au CRPG (CNRS/Université de Lorraine) à Vandœuvre-lès-Nancy, décroche une bourse ERC Starting Grant de 2,1 millions d'euros pour son projet «WaterRemembers». Cette dotation étalée sur cinq ans vise à analyser les gaz rares des nappes phréatiques afin de retracer leur histoire face au changement climatique et de sécuriser les ressources économiques futures.

Échantillonnage d’eau souterraine à plusieurs kilomètres sous la surface de la Terre, en Afrique du Sud (Mine de Moab Khotsong, Mars 2026). © Université de Lorraine.

Échantillonnage d’eau souterraine à plusieurs kilomètres sous la surface de la Terre, en Afrique du Sud (Mine de Moab Khotsong, Mars 2026). © Université de Lorraine.

Le chercheur lorrain David Bekaert vient d'obtenir un financement européen de 2,1 millions d'euros sur cinq ans. Grâce à cette bourse ERC Starting Grant 2026, son projet «WaterRemembers» va analyser les gaz rares des eaux souterraines pour comprendre leur évolution passée et anticiper la gestion des ressources hydriques régionales et mondiales face au dérèglement climatique.

Un levier financier pour la recherche hydrogéologique régionale

Ce projet s'ancrera localement avant de s'étendre à des terrains plus lointains. Les fonds obtenus permettront de structurer une nouvelle équipe scientifique en Lorraine et de développer des instruments de mesure de haute technologie. Les analyses porteront en priorité sur les eaux souterraines du bassin lorrain, un enjeu crucial pour les collectivités et les acteurs économiques de la région, avant de comparer ces données avec des échantillons prélevés dans des milieux extrêmes au Canada et en Afrique du Sud.

Décrypter le passé de l'eau pour sécuriser les ressources de demain

En étudiant les gaz rares dissous à plusieurs kilomètres de profondeur, l'équipe va remonter le temps sur des milliers, voire des millions d'années. L'objectif industriel et environnemental est de confronter ces archives naturelles aux modèles de prévisions climatiques actuels. Alors que les données d'observation directes ne couvrent que quelques décennies, ces recherches permettront d'évaluer avec précision la résilience des nappes phréatiques et adapter les politiques de gestion de l'eau.