La politique économique régionale se concentre autour de la décarbonation. Un plan stratégique bien intégré par EDF, qui par la voix des directeurs de ses filiales, assure se concentrer sur ce sujet et baser sa stratégie dessus. Ainsi, comme l’explique Brice Farineau, directeur de l’action régionale d’EDF Hauts-de-France, «en France, 90% de l’électricité est décarbonée». Et concernant les énergies renouvelables, «sur les actifs, cela représente plus de 30% rien que dans la région Hauts-de-France».
Une ligne de conduite suivie par Dalkia, spécialisée dans les services énergétiques et dans la production d'énergie décentralisée à destination des logements collectifs, des bâtiments publics ou industriels par exemple. En tant que «concessionnaire de réseau de chaleur, selon les mots de Fabien Bremont, membre du Comex en charge de la région Nord-Ouest, récupérer cette chaleur est une question de souveraineté énergétique au niveau local». Par exemple, Dalkia récupère de la chaleur directement de l’incinérateur de Halluin, mais également une partie de celle d’ArcelorMittal à Dunkerque. Plusieurs autres projets en lien avec les réseaux de chaleur sont en cours de création à Valenciennes et à Beauvais. Cela suit la ligne de conduite de l’année 2025 autour de la décarbonation avec l’arrivée de deux projets de biomasse dans le bassin minier.
Des investissements conséquents
Mais les points principaux d’EDF Hauts-de-France en 2026 et pour les années à venir concernent la centrale de Gravelines et le chantier de l’EPR2. Avec 32,27 terrawatt/heure, la centrale de Gravelines représente 9% de la production nationale à elle seule. Un chiffre d’autant plus important que la région produit plus qu’elle ne consomme. La centrale de Gravelines et le chantier de l’EPR2, sont des moteurs de l’économie locale puisque les marchés passés avec les entreprises locales pour la maintenance représentent 103 millions d’euros. Un investissement conséquent qui entre dans les 4 milliards d’euros investis entre 2014 et 2028 dans l’exploitation et la maintenance du site de Gravelines.
La question des investissements régionaux est d’ailleurs primordiale, puisqu’ils représentent 1 milliard d’euros par an dans la région, et plusieurs centaines d’embauches chaque année. En 2024, 700 personnes ont été recrutées. «Ces embauches sont pour nous une réelle réussite et le chiffre à retenir de nos dernières années», souligne Brice Farineau. Des embauches et des investissements qui soulignent l’importance du chantier EPR2 également, dont les travaux préparatoires et de terrassement vont débuter à l’automne 2026. Pour Stéphane Voisin, directeur du «Grand chantier» EPR2, ce dernier doit «laisser un héritage pour qu’il bénéficie au maximum au territoire qui accueille le projet». Et cela passe notamment par des emplois locaux.