3 166, c’est le nombre officiel de contributions qui ont été recensées entre le 18 mai et le 16 juillet, période durant laquelle l’enquête publique s’est tenue au cœur de l’été. Après avoir examiné les avis recueillis (1 528 contributions favorables et 1 548 défavorables) puis avoir adressé des questions complémentaires à l’Andra, la commission d’enquête a finalisé son rapport pour formuler ses conclusions désormais rendues publiques. «Le projet bénéficie d’une légitimité à la fois démocratique et juridique incontestable» alors que l’Andra «bénéficie d’une expérience unique en matière de gestion des déchets radioactifs en surface et […] peut s’appuyer sur les résultats des 25 ans d’études réalisées dans son laboratoire souterrain pour réaliser le projet Cigéo». Une affirmation toutefois vivement contestée par les opposants que ce soient des associations locales ou écologistes.
Deux réserves et deux recommandations
Si elle émet un avis favorable, dans le même temps, deux réserves sont assorties concernant les revues de réversibilité qui devront être transmises au Parlement tous les cinq ans et concernant la phase industrielle pilote avec une limitation à 6 000 colis et des emprises souterraines restreintes. Deux recommandations sont également faites autour de la fiscalité afin que les questions financières des communes soient réglées avant le décret mais aussi les solutions alternatives avec la poursuite des travaux sur les options d’entreposage de longue durée. Le rapport et les conclusions motivées peuvent être consultés sur le site de la préfecture de la Meuse.
https://www.meuse.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/CIGEO/Demande-d-autorisation-de-creation-de-Cigeo
Le décret pour 2027
«C'est une étape de plus franchie dans un processus qui est très long même s'il semble s'accélérer ces derniers mois», analyse Jérôme Dumont, le président du Département de la Meuse. Quel sera le prochain rendez-vous? Le Gouvernement devrait soumettre un projet de décret d’autorisation de création pour avis auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) puis au Conseil d’État, vraisemblablement avant les prochaines élections présidentielles. C’est en tout cas le souhait des acteurs économiques meusiens et des entreprises, qui comptent bien profiter des retombées économiques de ce projet industriel XXL.