En bref

Fin de la grève au centre d'appel 115 du Samu social

La grève au Samu social de Paris, qui avait eu un "impact très fort" sur le 115, a été levée après "57 jours de mobilisation"...
Des personnes en attente d'un hébergement d'urgence sont installées dans les locaux du Samu social à Paris, le 1er août 2026 © Simon WOHLFAHRT

Des personnes en attente d'un hébergement d'urgence sont installées dans les locaux du Samu social à Paris, le 1er août 2026 © Simon WOHLFAHRT

La grève au Samu social de Paris, qui avait eu un "impact très fort" sur le 115, a été levée après "57 jours de mobilisation", a annoncé jeudi la CGT.

A la suite de l'obtention "d'avancées importantes", les agents en grève ont mandaté la CGT pour signer un protocole de sortie de conflit qui "acte la fin de la grève ce mardi 18 août", écrit le syndicat dans un communiqué envoyé jeudi.

Les grévistes avaient entamé le 23 juin une grève pour demander des hausses de salaire et dénoncer les mises à la rue de personnes particulièrement fragiles des hébergements d'urgence, faute de place.

La CGT se félicite d'avoir obtenu que les agents soient désormais "systématiquement associés aux décisions" et participent "directement aux travaux sur les pratiques et l'organisation du 115".

Autre avancée : une prime de suractivité de 150 euros, liée au plan grand froid, sera versée aux écoutants du 115.

Selon le syndicat, la direction du Samu social de Paris s'est également engagée à défendre des augmentations de salaire pour les écoutants lors du prochain conseil d'administration.

"La situation revient progressivement à la normale, même si nous sommes loin de pouvoir répondre à tous les appels de demande d'hébergement d'urgence", a indiqué à l'AFP Jordan Bernard, secrétaire général de la CGT au Samu social de Paris.

Au début de la grève, la directrice du site, situé dans le 13e arrondissement de Paris, avait reconnu que la grève avait un "impact très fort" sur le 115.

Un camp installé quelques semaines après le début de la grève, dans les locaux du Samu social et son parvis, avait été évacué jeudi dernier sur arrêté préfectoral. Il avait rassemblé jusqu'à 450 personnes, principalement des étrangers en situation régulière ou irrégulière.

La plupart avait refusé les propositions d'hébergement temporaire en région et pour quelques-unes en Ile-de-France en raison, avaient-elles dit à l'AFP, des démarches administratives déjà entreprises sur Paris, de la scolarisation de leurs enfants dans la capitale ou encore du manque de travail en province.

Un nouveau camp de fortune rassemblant quelque 250 personnes s'est installé depuis devant la mairie du 3e arrondissement de Paris.