Malgré un contexte sectoriel difficile, Géotec a affiché une dynamique positive en France en 2025, avec un chiffre d’affaires de 130 millions d’euros, en hausse de plus de 10 %. Cette performance repose sur ses projets d’infrastructures majeurs et sur le développement de métiers à forte technicité : géotechnique, géothermie, maritime, exploration et diagnostic de sites pollués. L’acquisition d’ENVISOL a renforcé ses positions sur les activités environnementales, désormais un levier clé de croissance.
À l’international, le bilan est plus contrasté. Si certaines implantations, comme en Nouvelle-Calédonie, ont soutenu l’activité, d’autres ont été fragilisées par des contextes politiques et réglementaires complexes, notamment en Afrique de l’Ouest. Cette situation illustre la résilience mais aussi la vulnérabilité d’un modèle multi-territorial confronté à la volatilité des marchés et aux exigences locales.
Diversification et digitalisation au cœur de la stratégie 2026
Pour 2026, le groupe entend conjuguer accélération sur ses métiers les plus porteurs et consolidation sur ses positions historiques. La digitalisation et l’intégration progressive de l’intelligence artificielle constitueront un axe structurant, visant à améliorer la performance opérationnelle. Le développement territorial se poursuivra avec de nouvelles implantations en Polynésie française, en Guyane et à Mayotte. Ces choix s’inscrivent dans le projet « Ambition 2030 », qui combine diversification, transition environnementale et innovation pour stabiliser la croissance française tout en limitant les impacts des fragilités internationales.
« En 2026, le chemin est étroit, mais il existe. Nous devons accepter que le marché du logement ne retrouve pas ses niveaux passés et que les collectivités locales évoluent dans un cadre budgétaire contraint. Face à ces nouvelles réalités, notre modèle fondé sur la diversification de nos métiers et de nos implantations, constitue un atout déterminant. Il nous donne la capacité d’absorber les cycles, d’ajuster notre trajectoire et de concentrer nos efforts là où les perspectives sont les plus solides », précise Olivier Barnoud, président de Groupe Géotec.