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Grand-Couronne : le centre Colissimo poursuit son développement

Ouvert en 2024, le centre de tri Colissimo de Grand-Couronne tourne aujourd'hui à son rythme de croisière et a traité 35 millions de colis en 2025. Il poursuit l'optimisation de ses process en intégrant notamment plus de robotisation.

Matei Gulea, directeur du centre de tri Colissimo de Grand-Couronne. © Aletheia Press / B.Delabre

Matei Gulea, directeur du centre de tri Colissimo de Grand-Couronne. © Aletheia Press / B.Delabre

Deux ans après sa construction, le centre de tri Colissimo du groupe La Poste, à Grand-Couronne, tourne aujourd'hui à plein régime. 35 millions de colis y ont été réceptionnés en 2025, avant d'être renvoyés vers les agences du dernier kilomètre de Normandie et de la Sarthe, ou vers l'une des 12 plateformes nationales du groupe. «Le centre est dimensionné pour gérer 144 000 colis par jour, compte Matei Gulea, directeur de la plateforme normande. Nous traitons 17 000 par heure et 9 500 sont livrés chaque jour dans l'agglomération rouennaise.»

Ces performances permettent au site (un investissement de 30 millions d'euros pour le groupe La Poste) de voir l'avenir sereinement. Dans un marché en évolution constante, Colissimo conserve en effet une place de leader, avec 38 % de parts de marchés, et une croissance de l'ordre de 2 à 3 % par an. Mais pour le directeur du centre, il n'est pas question de s'endormir sur ses lauriers : «Le marché bouge très vite avec de nouveaux acteurs qui arrivent chaque jour, dont certains grandissent très vite, comme Shein ou Temu par exemple. Cela génère des modifications dans les flux».

La robotisation au service du bien-être et de l'efficacité

Ainsi, la généralisation des livraisons à J+1, décale peu à peu le pic des flux journaliers en fin de journée. Et le centre de Grand-Couronne a déjà dû, en seulement 24 mois, revoir le planning de ses équipes. En parallèle, la recherche de la productivité se fait en bonne intelligence avec les salariés, qui sont amenés à trouver, avec leur direction, les petits «tips» susceptibles de gagner du temps, diminuer les efforts et éviter les erreurs.

L'entreprise investit aussi. Des robots œuvrent autour du trieur, pour transporter des colis ou du matériel au sein des 18 000 m² de la plateforme logistique, ou pour le balayage et nettoyage des sols. «Nous venons d'acquérir un deuxième robot AGV à bande magnétique capable de tirer cinq chariots de 300 kilogrammes, et qui nous rend de grands services», souligne encore Matei Gulea. L'investissement de 32 000 euros, sera suivi prochainement d'un autre d'environ 40 000 euros : un robot AMR équipé d'un Lidar qui déplacera les «cales» utilisées pour stabiliser certains colis sur le tapis roulant du trieur.

À domicile, en points relais ou en lockers

L'objectif sous-jacent reste le même : travailler vite et bien pour satisfaire les clients. «Le rapport qualité-prix reste le principal facteur de compétitivité sur notre marché, insiste le directeur du centre. Viennent ensuite les services associés, comme la simplicité de réception des colis, etc.»

Si Colissimo reste le spécialiste de la livraison à domicile, qui «est la plus difficile» assure Matei Gulea, l'entreprise cherche aussi à progresser sur d'autres créneaux : le point relais et les lockers. Un objectif sur lequel travaille le centre de Grand-Couronne, notamment en mettant en place un pré-tri en sac avant la livraison en point relais. Un moyen de grouper les enregistrements de colis, tant pour le livreur que pour le commerçant…

Pour Aletheia Press, Benoit Delabre