Décryptage

Immobilier ancien : les prix ne faiblissent pas dans les Hauts-de-France

Dans sa dernière étude, Guy Hoquet l'Immobilier - le réseau d’agences immobilières en franchise - montre qu'à l''issue des huit premiers mois de 2026, le marché de l'immobilier ancien en Hauts-de-France se distingue par un contraste inédit : l'offre de biens à la vente ne progresse que de 1,3% sur un an alors que le prix au m² régional poursuit sa hausse.

© HJBC - Adobestock

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«En Hauts-de-France, la rareté de l'offre fait le prix», résume Stéphane Fritz, président de Guy Hoquet l'Immobilier concernant le marché de l'immobilier ancien. Effectivement, l'offre de biens à la vente ne progresse que de 1,3 % sur un an dans la région, soit trois fois moins vite qu'à l'échelle nationale (+4,2 %), alors que le prix au m² régional poursuit sa hausse (+4,8 %) quasiment au même rythme que le pays (+4,9%). Le résultat : les biens mis en vente se recentrent sur des surfaces plus modestes (-3,9 %), ce qui contient le budget moyen à 249 620 euros, en hausse mesurée de 0,7% seulement. 

En parallèle,  l'Observatoire GH Transaction (seul dispositif du marché à analyser en continu l'intégralité de l'offre commercialisée par les professionnels et les particuliers), révèle que la a région conserve toutefois l'un des rendements locatifs les plus attractifs de France (5,6 %) et ce nettement supérieur à la moyenne nationale (4,8 %). Ainsi, la région confirme son attractivité pour les investisseurs.

Dynamique qui dure

Cette dynamique est une constante dans les Hauts-de-France : l'étude montre le prix au m² des biens anciens en Hauts-de-France n'a cessé de grimper depuis 2023, passant de 2 138 €/m² à 2 221 €/m² en 2024, puis 2 253 €/m² en 2025, pour atteindre 2 357 €/m² sur les huit premiers mois de 2026. Soit une progression cumulée de 10,2 % en trois ans, qui «traduit une revalorisation progressive et continue du marché régional», précise Guy Hoquet l'Immobilier.

Derrière cette dynamique de prix, se fait une recomposition profonde de l'offre par typologie. Les appartements bondissent de 30,9% en volume (35 328 biens), une progression supérieure du niveau national (+21,0 %), avec un prix au m² qui grimpe de 7,9% à 3 316 €/m² et un budget moyen en hausse de 8,2% à 217 061 euros. À l'inverse, l'offre de maisons se contracte de 7,4% (85 002 biens, un recul comparable au national -7,0 %), pour un prix au m² quasi stable (+0,8 % à 2 138 €/m²) et un budget qui ne bouge pratiquement pas (261 697 euros). «La région concentre aujourd'hui les projets industriels les plus lourds du pays si l'effort de construction ne suit pas les emplois annoncés, la tension sur le logement deviendra le premier frein à cette réindustrialisation», prévient Stéphane Fritz.