Le sous-sol lorrain, un potentiel de développement économique, de souveraineté énergétique, de transition écologique et de résilience territoriale ! Le 5 octobre, à l’occasion du Salon H2 Ressources au centre de congrès Prouvé de Nancy, Yves Séguy, le préfet de Meurthe-et-Moselle, a présenté la vision stratégique de l’État sur le sujet.
«Nous ne subissons plus l’après-mine, nous réinventons le territoire», assure le représentant de l’État.
La Meurthe-et-Moselle, au travers notamment du programme Reisol (Réinvestir le sous-sol pour la transition énergétique), s’affiche comme un territoire d’expérimentation et d’innovation au service de la mine du futur.
Ce programme est issu de la chaire éponyme, lancée en mars 2025 à l’Ecole nationale supérieure de géologie (ENSG).
Cette chaire est hébergée au sein de la Fondation Géol. Nancy Fondation, elle-même abritée au sein de la Fondation ID+Lorraine affiliée à l’Université de Lorraine.
Nouveau chapitre de l’histoire minière
En juin de la même année, plusieurs partenaires avaient officialisé la démarche dans les galeries minières des Salins du Midi et de l’Est à Varangéville à l’image des industriels Solvay, Novacarb (groupe Humens), Sofidel, NaTran, Vicat, le groupe Salins et d’institutionnels dont l’État, Lorr’up, agence de développement économique Nancy Sud Lorraine, l’écosystème de la recherche (CNRS, l’Institut Carnot, le laboratoire GeoRessources) et plusieurs collectivités territoriales (Métropole du Grand Nancy ou encore le Bassin de Pont-à-Mousson).
«Le sous-sol qui a nourri la révolution industrielle devient aujourd’hui un moteur de notre indépendance énergétique, ouvrant un nouveau chapitre de l’histoire minière lorraine, placé sous le signe de la transformation, de l’innovation et de la souveraineté», assure Yves Séguy.
Ce programme repose sur trois axes principaux.
La sobriété foncière et l’énergie solaire en «transformant les anciens carreaux de mine en centrales solaires et en hubs énergétiques, tout en préservant les terres agricoles.»
L’hydrogène vert et blanc : «en mobilisant les cavités salines et les formations géologiques profondes pour permettre le stockage massif et stratégique de l’énergie».
La géothermie : «en valorisant la chaleur naturelle des galeries ennoyées pour contribuer au chauffage des quartiers et des zones d’activités».
Pour accompagner cette dynamique, l’État mobilise, sur la période 2024-2030, 468 000 euros. 60 000 euros ont déjà été mobilisés dès le lancement du programme.