«Une priorité pour nos concitoyens qui est encore plus vraie dans les territoires ruraux», rappelle Jérôme Dumont, le président du Conseil départemental de la Meuse. Conscient de cette réalité et malgré un contexte budgétaire compliqué, le chef de l’exécutif meusien assure que cette année, «nous allons mettre le paquet sur les routes par la concrétisation de projets structurants» avec un budget d’investissement de près de 16 millions d’euros, en croissance de trois millions d’euros sur un an. Derrière ce chiffre record, c’est une enveloppe de 1,8 million d’euros qui va être investie tout prochainement dans un nouveau parking, sur la zone nord de la gare Meuse TGV, afin de répondre aux besoins toujours plus nombreux de stationnements des usagers. Au-delà de ses deux cents nouvelles places, un aménagement paysager et des ombrières photovoltaïques sur 690 m² y seront aménagés. Autre investissement conséquent autour des ouvrages d’art avec 5,5 millions d’euros injectés dans plusieurs sites, dont celui de Lamouilly révélant qu’un «important rattrapage» avait été engagé depuis 2021 en lien avec les résultats d'un audit.
Attractivité du territoire
Et pour conforter l’attractivité future de ce territoire rural, le choix s’est porté sur la rénovation des itinéraires de la desserte Cigéo de Bure à la suite d’une réflexion engagée avec un cabinet pour prioriser les travaux. En 2026, 2,3 millions d’euros seront consacrés dans la restructuration de chaussées auxquels s’ajoutent 679 000 euros hors itinéraires de Cigéo. Autant de travaux qui vont booster la commande publique au plus grand bonheur des entreprises du bâtiment et des travaux publics, actuellement en plein doute alors que le département rappelle avoir initié «une politique volontariste», mettant en avant son budget global d’investissement s’élevant à 35 millions d'euros en 2026, un niveau qui sera maintenu en 2027 et 2028, rendu possible par la baisse du budget de fonctionnement.
Techniques innovantes et développement durable
Alors que l’enveloppe consacrée aux couches de roulement est portée à 6,5 millions d’euros, soit une augmentation d’un million en raison notamment des dégâts constatés à l’issue de la période hivernale, le Département de la Meuse joue la carte des techniques innovantes tournées vers le développement durable et les économies d’énergie. C’est le cas avec l’acquisition pour 80 000 euros d’un recycleur à enrobé, monté sur remorque et accompagné d’un caisson isolé pour le transport de l’enrobé chaud. Cet équipement permet ainsi de réutiliser les fraisas de chaussées existants, sans ajout de matière neuve alors que «les enrobés restent le dernier recours car c’est la technique la plus chère», explique la direction des routes. Avec un effectif de 300 agents, le service départemental des routes veut aussi faire voler en éclats les préjugés, communiquant sur la diversité des profils et des missions, pour un service qui recrute tout au long de l’année, avec ou sans concours.