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La CGT veut "protéger le droit à manifester des lycéens", dit Sophie Binet

La CGT sera présente mardi dans les manifestations de lycéens dont elle veut "protéger le droit à manifester", a déclaré lundi sa secrétaire générale Sophie Binet, appelant aussi le gouvernement à ne pas "confondre une...
La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet le 7 juillet 2026 à Carcassonne © Loic VENANCE

La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet le 7 juillet 2026 à Carcassonne © Loic VENANCE

La CGT sera présente mardi dans les manifestations de lycéens dont elle veut "protéger le droit à manifester", a déclaré lundi sa secrétaire générale Sophie Binet, appelant aussi le gouvernement à ne pas "confondre une mobilisation de jeunesse avec une menace à éradiquer".

"Les militantes et militants de la CGT seront là pour protéger les lycéennes et lycéens, parce que nous avons été scandalisés de ce que nous avons vu depuis dix jours et de cette répression inédite que le gouvernement a organisée", a affirmé la dirigeante syndicale lundi matin sur TF1.

"On n'envoie pas les policiers pour déloger des lycéens et des lycéennes qui expriment des revendications", a-t-elle ajouté.

Selon le ministre de l'Education Edouard Geffray, l'exécutif recensait dimanche 5.000 interpellations, dont environ 85% de mineurs, 24 établissements "incendiés ou saccagés" et "78 personnels de l'Education nationale blessés", "généralement par des personnes extérieures" aux lycées concernés.

Dans une tribune parue en début d'après-midi dans le quotidien Libération, Sophie Binet souligne aussi qu'"une démocratie ne peut pas confondre une mobilisation de jeunesse avec une menace à éradiquer. Et c’est précisément ce que le gouvernement est en train de faire".

"Le vocabulaire du maintien de l’ordre a pris le pas sur celui de l’Éducation nationale. Les stratégies politiciennes sur l'intérêt général. C’est une erreur politique majeure", estime la secrétaire générale de la CGT. 

Lundi, 413 établissements, sur les 3.700 lycées du pays, faisaient "l'objet d'actions ou de perturbations", selon le ministère de l'Education nationale, alors que par ailleurs dans 400 à 500 lycées, les cours étaient suspendus pour des raisons de sécurité. 

Parti mi-septembre de région parisienne, le mouvement s'est étendu et enflammé la semaine dernière.

"Les violences desservent toujours les mobilisations. Pourquoi? Parce qu'elles font diversion des revendications et du contenu de la mobilisation. On le voit aujourd'hui", a expliqué Sophie Binet sur TF1, pour laquelle les conditions d'études des lycéens "ont rarement été aussi dégradées", tandis que "le nombre d'enseignants non remplacés a doublé ces dix dernières années (et) le nombre d'élèves par classe n'a jamais été aussi élevé".

Pour sortir de la crise, la dirigeante syndicale estime dans sa tribune qu'"il faut ouvrir les lycées" pour permettre aux lycéens de débattre de leurs revendications, d'ouvrir le dialogue avec leurs équipes éducatives".

Elle demande aussi qu'ils soient reçus par les rectorats et le ministère et que le gouvernement "accepte de revoir la copie du prochain budget", en renonçant à "supprimer 1.588 postes d'enseignants", et créant des postes de CPE, d'infirmières et d'assistantes sociales.