Dossier

La filière biosourcée paille-bois se profile dans le Lunévillois et Terres de Lorraine

Une étude vient de confirmer la possibilité de la création d’une filière biosourcée autour de la valorisation des ressources locales en paille et en bois pour les secteurs du BTP et de l’énergie dans le Lunévillois et le pays Terres de Lorraine. 

La filière biosourcée paille-bois dans le Lunévillois et Terres de Lorraine est en marche. © MP-AI-Adobe Stock (générée à l’aide de l’IA).

La filière biosourcée paille-bois dans le Lunévillois et Terres de Lorraine est en marche. © MP-AI-Adobe Stock (générée à l’aide de l’IA).

Une filière biosourcée paille-bois en développement futur pour les secteurs du BTP et de l’énergie dans le Lunévillois et les pays Terres de Lorraine ! 

C’est ce que vient de confirmer une étude réalisée par les bureaux d’études Ceresco et FRD-Codem pour le compte des pays du Lunévillois et de Terres de Lorraine en partenariat avec Lorr’up, l’agence de développement économique Nancy Sud Lorraine.

Présentée début octobre, l’étude dresse un premier état des lieux des ressources. Elle révèle que : 

Les feuillus qui composent principalement les forêts locales, ainsi que les arbres dépérissant, pourraient contribuer au développement des filières bois d’œuvre et bois-énergie. 

Les volumes de paille disponibles à l’échelle départementale, une fois pris en compte les autres usages prioritaires de cette ressource, apparaissent suffisants pour répondre aux besoins en isolation des bâtiments. À titre d’exemple, l’isolation d’une maison de 100 m² nécessite environ 600 bottes de paille. 

La valorisation de ces ressources repose notamment sur le savoir-faire des acteurs des filières, parmi lesquels les scieries, charpentiers, agriculteurs, architectes ou encore maîtres d’œuvre.  

«Cette étude prend en compte les autres usages de ces ressources comme l’élevage, le retour au sol et l’industrie, pour assurer une utilisation complémentaire et durable du gisement», précise-t-on chez Lorr’Up. 

Elle répond également aux enjeux environnementaux, économiques et réglementaires comme la Réglementation environnementale 2020 (RE 2020) sur la construction des bâtiments neufs ou la loi Climat Résilience qui imposera dès 2030 l’utilisation des matériaux biosourcés dans au moins 25% des rénovations lourdes et des constructions publiques. 

Leviers à actionner 

L’étude identifie également plusieurs leviers à actionner pour permettre le développement progressif de cette filière : structurer les approvisionnements locaux, accompagner la montée en compétences, soutenir la demande via la commande publique et mettre en place une véritable gouvernance. 

«La coordination des acteurs du territoire représente un levier essentiel de la structuration de la filière. L’identification de référents pour chaque axe de développement et la prise en compte des initiatives déjà à l’œuvre sur le territoire permettra d’inscrire la démarche dans une dynamique collective et coordonnée, en s’appuyant sur les complémentarités et les compétences de l’écosystème», assurent les porteurs de l’enquête.