À Dijon, le projet de modernisation de l’usine de valorisation énergétique suscite les critiques de Dijon Avenir. Dans un communiqué, la structure revient sur les 193 millions d’euros prévus pour le projet et le présente comme une illustration de la « politique d’attractivisme techno-solutionniste » de François Rebsamen.
Une capacité d’incinération maintenue
Dijon Avenir estime que près de la moitié du budget prévu correspond à des travaux destinés à maintenir la capacité actuelle d’incinération de l’usine, fixée à 140 000 tonnes de déchets par an. Le collectif rappelle également que le pouvoir calorifique des déchets est passé de 2,5 GWh par tonne en 2002 à 2,7 GWh en 2023 et pourrait atteindre 2,95 GWh en 2050.
Il critique par ailleurs l’utilisation temporaire d’une parcelle agricole d’un hectare pour installer une base vie, une zone de stockage et un parking pendant les travaux, pour une durée d’au moins six ans.
Miser sur le compostage et le réemploi
Pour Dijon Avenir, davantage de moyens devraient être consacrés à la réduction des déchets. La structure s’appuie notamment sur les données du rapport annuel 2024 : seuls 8 % des foyers vivant en immeuble ont accès à un site de compostage partagé et 0,8 kg de biodéchets par habitant ont été collectés en 2024, sur un gisement estimé à près de 70 kg.
Dijon Avenir propose donc de multiplier les sites de compostage et de créer des emplois de maîtres-composteurs. Le collectif souhaite aussi transformer les déchèteries en espaces de réemploi et développer des recycleries dans les quartiers.
À travers ces propositions, la structure défend une politique davantage centrée sur la réduction des déchets, le réemploi et le retour de la matière organique au sol.