«C'est une aventure collective. Chacun apporte ce qu'il peut et ce qu'il veut», a déclaré avec émotion Maxime Sauty-Delannoy, président du CJD Sud Oise jusqu'au 1er juillet 2026, lors de la soirée des 40 ans de la section. Organisé le 11 juin au sein du Manège à Senlis, plus de 100 personnes ont participé à cet événement marquant pour ce mouvement de chefs d'entreprises engagés.
Cette soirée a été teintée d'émotions, de rires, de sourires, d'échanges inspirants et de réflexions... comme l'est l'état d'esprit de ce mouvement dont l'objectif est l'expérimentation de nouvelles pratiques et de remise en question pour entreprendre mieux et différemment. Pour fêter les 40 ans de la section, Maxime Sauty-Delannoy a choisi le thème de "l'inspiration", parce que «quand on est inspiré on devient inspirant», une reconnaissance aux 62 chefs d’entreprise rassemblés au CJD Sud Oise, des dirigeantes et dirigeants audacieux qui entendent donc bousculer les pratiques en se bousculant.
Le long parcours d'une entreprise
Ces 40 ans, c'est aussi le moment de rappeler le parcours semé d’embûches d'un chef d'entreprise, qui peut se sentir seul à certain moment. «L'entrepreneuriat n'est pas un long fleuve tranquille mais derrière chaque épreuve il y a un apprentissage», a exprimé Maxime Sauty-Delannoy
Dans ce sens et dans l'état d'esprit du CJD, une question a été le fil rouge, directement liée à l'âge de la section : "Crise de la quarantaine ou nouveau souffle?". «Les 40 ans ne marquent pas une fin mais souvent le début d'un nouveau chapitre», a exprimé le président du CJD Sud Oise.
Des parcours inspirants
Durant la soirée, cinq entrepreneurs, tous anciens président CJD de partout en France, ont partagé avec sincérité leur parcours et leur apprentissage. Entre péripéties, histoires personnelles, partages de problématiques et conseils, ces chefs d'entreprise ont su retenir l'attention et inspirer. Matthieu Hetzer, actuel président du CJD national, a évoqué la vulnérabilité qui peut se transformer en force, fondé sur son expérience d'homme sensible.
De son côté, Olivier de Pembroke, président national CJD de 2016 à 2018, a mis en perspective l'engagement, pouvant être un tremplin ou une enclume, lui qui a frôle le burn-out. Florence Marteaux, vice-présidente du CJD Alsace, qui a dressé un discours percutant sur l'héritage et la libération de son potentiel, elle qui est la fille du fondateur de Sony. Enfin, Jérôme Lefèvre, vice-président national du CJD de 2012 à 2014, a donné du sens au mot «oser», en évoquant son départ aux États-Unis, avec sa famille, il y a dix ans pour créer son entreprise sans beaucoup de trésorerie. Quant à Karine Passagne, ex-directrice générale, a remis la santé au cœur du débat... car avant-tout, le dirigeant doit prendre soin de loin de l'intérieur, et à tous les niveaux, pour construire sa force pas à pas.