Quelle est la particularité du réseau Pouvoir d’Entreprendre que vous venez de lancer sur Nancy ?
Il s’adresse majoritairement aux femmes entrepreneures, même si nous sommes ouverts à tous. Aujourd’hui, 80% des femmes entrepreneures sont touchées par la précarité et l’un de nos objectifs est d’inverser cette tendance. Notre réseau souhaite se différencier des structures existantes pour combattre les croyances limitantes, donner de vrais outils et expertises et permettre aux femmes entrepreneures de s’émanciper. Soutien, information et ateliers pratico-pratiques pour permettre d’avancer caractérisent les grandes lignes du réseau, le tout dans une relation de réelle confiance.
Des éléments que vous ne retrouviez pas dans, disons, des réseaux plus classiques ?
J’ai beaucoup évolué au sein des différents réseaux de la place ! La solidarité entre femmes n’y est pas forcément présente et la bienveillance y est souvent de façade. La réelle solidarité est indispensable pour permettre aux femmes entrepreneures de vraiment développer leur structure et de briser leur isolement. Bienveillance et résultats s’affichent comme les deux mots-clefs de notre réseau. Pouvoir d’Entreprendre se veut inclusif, plusieurs professionnelles du même secteur peuvent adhérer. Chacune à un ADN et des plus-values différentes.
80% des femmes entrepreneures sont touchées par la précarité
Comment comptez-vous animer Parcours d’Entreprendre sur votre territoire ?
Deux réunions mensuelles en présentiel sont organisées, avec des horaires en journée et non en soirée pour permettre de réellement avoir un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Nous y réalisons de la prospection commune, nous créons des partenariats entre adhérentes et nous nous recommandons en échange de commissions et nous travaillons sur nos modèles économiques. La force du réseau national permet également de participer à des ateliers en ligne sur les outils business ou encore le développement personnel. Le réseau est collaboratif et tourné vers l’action notamment via des sessions de codéveloppement.
Combien d’adhérentes comptez-vous avoir ?
Entre quinze et vingt au maximum pour garder une taille humaine.