En bref

Lecornu veut un "changement d'échelle de la réponse" au narcotrafic

Sébastien Lecornu a souhaité vendredi un "changement d’échelle de la réponse" au narcotrafic, lors de la réunion d'un premier comité interministériel consacré à la lutte contre la criminalité organisée qui "a changé de nature et...
Le Premier ministre Sébastien Lecornu à l'Élysée le 28 mai 2026 © Ludovic MARIN

Le Premier ministre Sébastien Lecornu à l'Élysée le 28 mai 2026 © Ludovic MARIN

Sébastien Lecornu a souhaité vendredi un "changement d’échelle de la réponse" au narcotrafic, lors de la réunion d'un premier comité interministériel consacré à la lutte contre la criminalité organisée qui "a changé de nature et de dimension", selon l'entourage du Premier ministre.

"Les propositions formulées sont techniques et insuffisantes. Il faut un changement de braquet. Matignon va s’investir dans le dossier car cela ne saurait être seulement que le sujet du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez et du garde des sceaux Gérald Darmanin", a ajouté le chef du gouvernement, selon la même source. 

"Le compte n'y est pas", a insisté M. Lecornu, son entourage précisant qu'il ne s'agissait "en aucun cas" d'un recadrage des deux ministres mais que ces derniers ne pouvaient pas porter ce dossier "tous seuls".

Le ministre de l'Education Édouard Geffray, "qui a dressé l’état de la situation dans les établissements scolaires, sera également une partie prenante de première ligne sur ce dossier", a ajouté le Premier ministre.  

Et un nouveau comité interministériel se tiendra "prochainement" avec "une méthode différente".

Après des réunions d'urgence à l'Elysée, l'exécutif entend impliquer l'ensemble du gouvernement pour mener "la guerre" aux narcotrafiquants, dans un contexte de recrudescence des meurtres liés à ces trafics.

En première ligne sur ce dossier, Laurent Nuñez plaide depuis plusieurs semaines pour une action plus globale, estimant que cette "guerre", comme il la nomme, ne peut pas être menée par son seul ministère.

Depuis le début de l'année, le gouvernement fait face à une succession de meurtres liés à ces trafics de drogue, avec une implication croissante de mineurs, en tant que victimes ou auteurs. 

L’ensemble des services compétents et les ministres présents ont ainsi souligné les "profondes mutations en cours" de la criminalité organisée marquée par sa "mondialisation", sa "numérisation", son "rajeunissement", et sa "désinhibition".

Douze ministres étaient autour de la table, parmi lesquels Laurent Nuñez (Intérieur), Jean-Pierre Farandou (Travail), Gérald Darmanin (Justice), Edouard Geffray (Education) ou encore Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères), ainsi que la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.