Des salariés du groupe Roquette ont manifesté ce mercredi 1er juillet à Lille à l'issue de l'assemblée générale du 23 juin. En cause : les 310 licenciements en France, dont l'annonce a été faite il y a quelques semaines. 89 postes seront toutefois créés. «De la poudre aux yeux», pour la CGT, interrogée ce mercredi.
Cette décision a été prise dans le cadre d'un vaste projet de réorganisation de ses activités. Un plan destiné à adapter l'organisation du groupe à l'évolution de ses marchés et à renforcer sa compétitivité, a fait savoir la direction.
Investissements
Le projet de licenciements concerne principalement les fonctions support, de recherche, d'ingénierie et certaines activités industrielles. Les créations de postes se feront dans des métiers jugés stratégiques. Roquette a précisé privilégier une rupture conventionnelle collective sur la base du volontariat ainsi que des dispositifs de mobilité interne.
Cette annonce intervient alors que le groupe, dont le siège est situé à Lestrem dans le Pas-de-Calais, poursuit d'importants investissements dans les protéines végétales, les ingrédients alimentaires et les excipients pharmaceutiques.