Le groupe Roquette, spécialiste mondial des ingrédients d'origine végétale, s'apprête à supprimer 310 postes en France dans le cadre d'un vaste projet de réorganisation de ses activités. Ce plan s'inscrit dans une démarche de transformation destinée à adapter l'organisation du groupe à l'évolution de ses marchés et à renforcer sa compétitivité.
Créations de postes et investissements
Le projet concerne principalement les fonctions support, de recherche, d'ingénierie et certaines activités industrielles. Il s'accompagne également de créations de postes dans des métiers jugés stratégiques, traduisant une volonté de réorienter les compétences plutôt que de réduire uniquement les effectifs. La direction privilégie une rupture conventionnelle collective (RCC), reposant sur le volontariat, ainsi que des dispositifs de mobilité interne afin de limiter les départs contraints.
Cette annonce intervient alors que le groupe, dont le siège est situé à Lestrem dans le Pas-de-Calais, poursuit d'importants investissements dans les protéines végétales, les ingrédients alimentaires et les excipients pharmaceutiques. Malgré cette restructuration, Roquette continue de recruter sur plusieurs métiers, notamment en production, R&D, supply chain et ressources humaines sur son principal site.
Pour les Hauts-de-France, où Roquette emploie plusieurs milliers de salariés, ce projet suscite néanmoins de fortes inquiétudes. Les discussions avec les partenaires sociaux doivent se poursuivre dans les prochaines semaines.
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