En bref

Lutte contre les violences intrafamiliales : une zone de rencontre neutre est opérationnelle à Hirson

Après les villes de Laon et de Vervins, la municipalité d’Hirson a, à son tour, mis en place une «zone de rencontre neutre». Il s’agit d’un espace matérialisé sur la voie publique et sécurisé qui assure aux enfants de parents en conflit «un passage de bras» dans un climat apaisé. 

La troisième «zone de rencontre neutre» officiellement entrée en fonction dans le département de l’Aisne a été inaugurée le 3 juillet dernier à Hirson. Il s’agit d’une aire matérialisée sur la voie publique par un marquage au sol qui vise à protéger les enfants de couples divorcés, séparés... soumis à d'éventuels risques lors du transfert d’un parent à l’autre dans le cadre de la garde partagée. 

Ainsi, les parents peuvent se stationner à cet endroit en toute sécurité, le temps d’opérer le transfert des enfants. L’emplacement retenu à Hirson, rue Jean-de-la-Fontaine, n’a pas été choisi par hasard, puisque l’artère est située face à la gendarmerie et que la caméra de vidéosurveillance installée sur la façade, demeure braquée 24H/24 sur l’aire de rencontre. 

Un vrai dispositif préventif

Porté par la gendarmerie, soutenu par l’État et financé par la municipalité, ce dispositif de protection de l’enfant vient compléter d’autres actions déjà opérationnelles sur le territoire. Le commandant du groupement de gendarmerie de l’Aisne, le colonel Stéphane Aurosseau, s’est félicité de la mise en place de «cette nouvelle brique en matière de lutte contre les violences intrafamiliales». Un «vrai dispositif» préventif qui fait progressivement ses preuves, dans les deux villes où il est entré en service, les gendarmes constatent «des passages de bras qui se déroulent de manière apaisée». 

Un véritable enjeu

«La prévention a bien sûr un coup mais elle n’a pas de prix», a réaffirmé le maire d’Hirson, Jean-Jacques Thomas, la municipalité ayant déboursé la somme de 34 500 euros pour l’implantation concrète de cette aire de rencontre neutre. Les intervenants ont salué l’engagement de chacun dans cette lutte contre les violences intrafamiliales qui représente un véritable enjeu sur l’ensemble du département où les gendarmes sont appelés à intervenir en moyenne, toutes les 4h30.