Dans la Meuse, une première parcelle de chanvre a été semée le 17 avril dans le secteur de Clermont-en-Argonne puis une seconde le 27 avril près de Nubécourt. Les opérations sont menées avec l’accompagnement de la Chambre d’Agriculture de la Meuse et de La Chanvrière. Cette culture nécessite des conditions techniques précises avec un sol réchauffé, des apports d’azote et de phosphore ainsi qu’une préparation importante des terres avant implantation. Le chanvre est présenté comme une culture capable de concurrencer les adventices grâce à son rôle couvrant. Les agriculteurs concernés cherchent également à intégrer une nouvelle production dans leurs rotations agricoles afin de répartir les risques économiques liés aux marchés traditionnels.
Le chanvre séduit les territoires agricoles
À l’échelle nationale, le développement du chanvre progresse dans plusieurs régions françaises. Cette culture attire de plus en plus d’exploitants en raison de ses débouchés potentiels dans l’industrie, le bâtiment, le textile ou encore les matériaux biosourcés. Le chanvre est aussi régulièrement associé aux enjeux de transition écologique et de réduction des intrants agricoles. Plusieurs territoires cherchent désormais à structurer des filières locales autour de cette production afin de soutenir l’économie rurale, l’investissement agricole et les nouvelles activités industrielles liées aux matériaux naturels.